HIRSCH HANKEL EXNER WUNDT
Signaux sonores ... . 0,149 0,1505 0,1360 0,167
— lumineux . . 0,200 0,2246 0,1506 0,222
— tactiles .... 0,182 0,1546 0,1337 0,213
On remarquera que l’ouïe provoque des réactions plus promptes que la vue et le toucher, lesquels donnent cependant des résultats, moins lents que le goût et V odorat. Le temps de réaction varie encore en fonction de Y intensité du signal ; il est d’autant plus court que celui-ci est plus énergique. Herzen a comparé les réactions obtenues en excitant simultanément un cor sur l’orteil, et la peau de la main, chez un même sujet : malgré les efforts du sujet pour réagir en même temps du pied et de la main, celle-ci arrivait toujours bonne dernière ; elle arrivait toujours première, au contraire, quand on la mettait en concurrence avec la peau saine du pied. Enfin le temps de réaction s’allonge par l’absorption de toxiques ; mais la quantité absorbée influe beaucoup sur les résultats obtenus.
• Réactions complexes. — Ce sont celles qiii s’accompagnent de quelque opération intellectuelle. Logiquement, je devrais donc en renvoyer l’étude au chapitre des opérations intellectuelles. Cependant quelques personnes, peu sensibles à cette logique, désirent trouver réunies toutes ces questions de mesure ; pour les satisfaire, je vais parler ici des réactions complexes.
CONDITIONS GÉNÉRALES DE l’aCTIVITÉ NERVEUSE 161
Si nous devons penser avant de réagir, il est clair qu’il n’y a plus lieu de parler de temps de réaction précis ; tout dépend du temps que nous mettons à penser. Les seuls temps que nous puissions mesurer ici sont les temps minimum de quelques opérations intellectuelles très simples et déterminées. C’est ainsi qu’on a essayé des mesures expérimentales du temps requis pour la discrimination des objets, VUnterscheidungszeit de Wundt. Après avoir au préalable déterminé le temps de réaction simple de ses sujets, W undt leur demandait de faire un mouvement, touj ours le même, au moment où ils distingueraient un signal d’un ou de plusieurs autres. 11 pensait obtenir le temps de discrimination en retranchant du temps de la réaction totale le temps de la réaction simple (celle-ci déterminée à l’aide d’un seul signal connu d’avance). Il se trouva que ce temps de discrimation était plus long avec quatre signaux se succédant sans ordre fixe, qu'avec deux signaux. Avec deux (un objet blanc et un objet noir qu’on faisait apparaître à l’improviste) les moyennes obtenues pour trois sujets furent respectivement, en secondes, de
Avec quatre signaux (les précédents, plus un objet
rouge et un objet vert) elles devinrent, pour les mêmes sujets, de
Le professeur Cattell, ne croyant pas à la possibilité d’obtenir des résultats satisfaisants avec cette méthode, revint à une plus ancienne que Wundt avait rejetée, la « simple méthode de choix », die einfache Wahlmethode. Le sujet attend le signal, réagit s’il est d’une certaine catégorie, et reste immobile s’il est d’une autre catégorie [comme au jeu de « pigeon vole »]. Evidemment alors il n’y a réaction qu’après discrimination ; l’impulsion motrice, ne saurait être