‹ Précis de sociologieChapitre 15 sur 124 · UtIUTÉ des C3-ASSIFIC-iT10NS · texte numérisé non relu

UtIUTÉ des C3-ASSIFIC-iT10NS

Les divisions et les classificaHons sont un bon moyen d'arriver à reconnaître la vérité : c'est là une ancienne règle. Et, de fait, plus ces classi 11 cations sont justes, plus elles sont propres à faire faire des progrès.

Aussi, de tout temps, Tensemble des phénomènes qui nous entourent a-i-il dû se piler à nos classifications. Or ceUes-ci changent au fur et à mesure que nous poussons plus loin nos recherches, car, en pénétrant plus profondément dans ressenco de ce que l'on appelle « le monde des phénomènes », on est fatalement amené à des divisions nouvelles qui correspondent aux nouveaux aperçus.

Prenons des exemples.

A la suite d*un examen superficiel on avait opposé la nature (mimée à la nature inanimée.

Un autre mode de dichotomie s'appuyait sur ce que

certains phénomènes sont perceptibles par les sens, d^autres par rintclligence : les premiers étaient des phénomènes sensibles, les autres... intellrctupls.

En avançant dans ie ileconnaltre, on divisa la nature inanimée en nature inorganique et en nature organique. On mît ensuite, h côté des phénomènes du monde organique, une classe particulière de phénomènes; ceux-ci, on les fit dériver de Itàme humaine considérée comme leur source. On les nomma phénomènes psychiques^ ce qui ht en tout, avec les phénomènes inorganiques et les

104 BÀBfiS £T NOTIONS FONDAMENTALES.

phénomènes organiques, trois genres de phénomènes (1). Cette manière de diviser correspond à une certaine phase

du Reconnaître : celle où, après avoir dôjà discerné la différence entre ce qui est inorganique et ce qui est organique, on trouva que le mot « inanimé » n'était plus assez précis et qull y avait lieu de séparer ce qui est à la fois « inanimé » et organique de ce qui est inanimé et inorgani4{ue. £lle se rattache étroitement, d'autre part, à wie conviction scientifique : toutes les actions des hommes, tout ce qu'ils font et tout ce qu'ils ne font pas, et par conséquent tous les phénomènes provoqués par ces actions et ces omissions ont leur cause dans une âme qui leur est propre et qui se trouve en eux. Lorsque la conviction scientifique sur ce point se fut modifiée, lorsqu'on fut arrivé à reconnaître que les pensées et tout ce que l'on appelle la vie psychique de l'homme ne sont qu'une manifestation du fonctionnement physiologique de son organisme, on renonça à ce motif de division, l'Ame, on supprima le groupe des phénomènes psychiques et on le buboidonna aux phénomènes organiques.

De la sorte, ces divisions nous sont des moyens provisoires de perfectionner nos connaissances sur ce qui est acquis, d'établir des divisions nouvelles, plus exactes que les précédentes.

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