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anneaux l'un de l’autre : l’épiploon abandonné à lui-même reste plan et tendu. On sépare ses deux feuillets et l'on a ainsi de grandes lames minces dans lesquelles on voit aisément à un faible grossissement les vaisseaux avec leurs boucles terminales
Fig. 102.
Réseau capillaire terminal dans l’épiploon de lapin adulte tendu par l’acide osmique, coloration par l'hématéine et l’éosine.
a, capillaire artériel. — v, capillaire veineux. — c, capillaire. — n, noyaux de
l’épiploon. Sliassnie, ocul. 2, object. ;>,
telles que les a décrites Ranvier. On choisit un point où se trouvent ces dernières, puis on hydrate la préparation, on la colore à l’hématéine et à l’éosine alcoolique, et on la monte dans la résine dammar.
A un faible grossissement on voit deux troncs principaux :
l’un, plus étroit, qui est le prolongement d’une artériole (capillaire artériel); l'autre plus large (capillaire veineux), entre lesquels s’étendent de nombreux capillaires plus étroits, recourbés eu anses. De telles figures sont très propres à donner une lionne idée de la manière dont est constitué un
système capillaire, qui est ici réduit à une grande simplicité, et par suite très facile à suivre.
Le fond de la préparation est semé de noyaux violets qui appartiennent soit au tissu conjonctif formant la trame de l’épiploon, soit à l’endothélium qui revêt ses deux faces.
Sur de telles préparations il est facile de voir la structure des capillaires. Ce sont des tubes à paroi très mince dans l’épaisseur de laquelle se voient des noyaux (noyaux endothéliaux c, lig. 103). A la surface externe du tube sont appliqués des noyaux appartenant à des cellules conjonctives qui forment un revêtement au capillaire ( périthélium d'Eberth p. Jig. 103). Dans l'intérieur du capillaire se voient les globules rouges colorés par l’éosine tantôt de forme normale, tantôt hérissés d’épines par suite d’un commencement de déformation.
2° Imprégnation des capillaires au nitrate d’argent. —
On anesthésie profondément une grenouille. Ou découvre son cœur en évitant de produire des hémorragies, on attire la pointe du cœur en dehors, et on la tranche d’un coup de
Fig. 103.
Capillaire sanguin (portion du réseau précédent vu à un plus fort grossissement).
f/, globule rouge. — np, noyau du périthélium. — ne, noyau de F endothélium. Stiassnie, ocul. 2, object. 8.
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ciseau. Le cœur continue à battre et le système vasculaire se vide. On place alors une canule dans le ventricule en dirigeant son extrémité vers l'aorte dans laquelle il n’est pas dillicile de la faire pénétrer. On lie le tronçon du cœur sur la canule e( ou pousse une certaine quantité de liquide de Renaut. L’animal est ensuite plongé en entier dans l’alcool à 90°.
On pourrait de même, après avoir anesthésié un cobaye ou un lapin, lui ouvrir une carotide et, après l'hémorragie, placer dans le bout central de ce vaisseau une canule par laquelle on pousserait une injection du liquide ci-dessus indiqué.
L’animal entier ou certains de ses organes seraient ensuite placés dans l’alcool à 90°.
Au bout de vingt -quatre heures on prend le mésentère des animaux ainsi traités, ou bien l'enveloppe libreuse du rein, ou toute autre partie mince, on la monte dans la résine dammar et l'on observe les vaisseaux qu’elle contient. On voit ceux-ci admirablement nets se détacher en brun plus ou moins foncé sur le fond jaune pâle de la préparation. On distingue à un fort grossissement les contours des cellules endothéliales des capillaires imprégnés en noir par l’argent.
Pour que 1 imprégnation soit bonne et la ligure démonstrative, il importe que les capillaires aient été distendus par l i éjection et qu ils ne soient pas placés dans une membrane chiffonnée et revenue sur elle-même, mais bien tendue de la manière naturelle.
sangm n
Fig. I(H
.Capillaire
de la capsule du rein du lapin, injecté parle liquide piero -osm-ioargentique, imprégné par l'argent monté au • baume.
Sliassnie, ocu 1 . 2, object. 8.
3 Artérioles et veinules. — Dans ces mêmes préparations on peut observer des artérioles et des veinules dans lesquelles
ou voit non seulement les traits noirs limitant les cellules endothéliales, mais encore ceux qui existent entre les cellules musculaires lisses de la paroi. C’est ainsi que l'on obtient des figures semblables à celle ci-jointe et qui appartient au mésentère de la grenouille. On voit les cellules endothéliales étroites
Fig. 10o.
Artériole du mésentère de la grenouille imprégnée par l’azotate d’argent.
mm, contour des cellules musculaires.
— e, cellules endothéliales — ip, imprégnation positive d’une cellule endothéliale. Stiassnic, ocul. 2, object. 5.
et allongées en forme de fuseaux et, transversalement à elles, les figures également fusiformes des fibres lisses. Dans la préparation représentée ici, quelques cellules endothéliales ont été imprégnées positivement et forment des fuseaux rouge-brun dirigés dans le sens de l'artériole.
La distinction entre les artérioles et les veinules préparées de cette manière est assez délicate. Voici quelques caractères qui permettront de la faire. En général, les veinules sont plus larges que l'artère à laquelle elles répondent et leur endothélium est formé de cellules plus courtes, moins fusiformes et plus régulièrement polygonales. Cependant, comme il faut bien se rappeler que la forme d’une cellule suivant l’état de tension de la
endothéliale varie beaucoup surface sur laquelle elle repose, on comprend que ce caractère est assez difficile à apprécier toujours convenablement. Dans les veinules, le revêtement de fibres lisses est souvent moins régulier que dans les artérioles, quelques fibres ne sont pas transversales mais obliques.
Il ne faut pas colorer à l’hématéine ou au carmin les lames minces contenant des vaisseaux et préparées comme il vient
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d’être dit, parce que les nombreux noyaux du stroma ou de l’endothélium de revêtement, s’il y en a un, mis en évidence par la coloration, compliqueraient la préparation et en rendraient l’observation difficile. 11 faut se contenter de colorer les coupes minces faites dans des organes après l'injection sus-indiquée. On rencontre alors dans certaines coupes des artérioles dont la paroi musculaire est très facile à étudier, les fibres lisses ayant à la fois leurs contours marqués par l'imprégnation et leurs noyaux colorés.
4° Coupes d’artères et de veines. — Les artères et les veines de moyen calibre peuvent être fixées à l'aide de n’importe quel fixateur. Le mieux est de les prendre sur un animal très frais, de les ouvrir par une section longitudinale, et de les tendre à l’aide d’épingles sur un cadre de liège. Une fois la fixation faite, on les inclura dans la celloïdine ou dans la paraffine, en se rappelant toutefois que les grosses artères sont difficiles à pénétrer par ce réactif, et on colorera les coupes comme on le voudra, en tenant compte du fixateur choisi.
Le procédé classique pour la confection des coupes d’artères est beaucoup plus simple : nous le donnons en détail d’après Ranvier. Une artère ouverte et tendue sur un cadre de liège est mise à sécher suspendue au-dessus d'une étuve ou à l'air libre. Au bout de quelques heures la dessiccation est suffisante et l’artère détachée de son cadre est devenue rigide. On l’insère alors dans une fente pratiquée sur un bouchon de liège très fin et sans défauts, en la plaçant de la manière convenable pour que le rasoir en fasse des coupes bien orientées en long ou en travers. Le bouchon étant tenu de la main gauche on pratique une première coupe à l’aide d’un rasoir à trempe dure, sec. Cetle première coupe a pour but de faire une surface de section nette. Appuyant alors le plat de la lame du rasoir sur l’une des moitiés du bouchon, on déprime un peu sa surface et, glissant sur elle comme point d’appui, on fait une coupe de l’artère aussi mince que possible. On fait de suite deux ou trois coupes minces, puis on fait une nouvelle surface de section après laquelle on recommence des coupes et ainsi de suite.