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papille rénale. En effet, les tubes droits, les artères interlobulaires et les rayons médullaires suivent tous cette
direction rayonnante et il y a tout avantage à avoir des coupes orientées dans ce sens parce qu elles contiennent ces tubes sur une grande longueur et permettent de bien juger de leurs connexions.
Les autres coupes seront faites perpendiculairement à cette direction ou, si l'on veut, tangentiellement à la base de chaque pyramide. On devra les pratiquer à trois hauteurs différentes : lu en pleine substance corticale, pour montrer le lobule rénal, c’est-à-dire un faisceau de rayons médullaires, entourés de tubes contournés, et les glomérules qui, à une certaine distance du point central formé par les rayons médullaires, indiquent la limite arbitraire du lobule ; 2° au niveau de la base de la pyramide de Malpiglii, pour voir la coupe des anses de Renie descendant entre les tubes droits; 3° enfin au voisinage de la papille, où l’on trouvera les gros tubes collecteurs entourés d’une certaine quantité de tissu conjonctif.
4° Imprégnation à l’argent des vaisseaux et des capsules de Bowmann. — On injectera par l'aorte, les reins étant laissés en place, du liquide de Renaut. Après quelques minutes les reins sont enlevés et portés dans l'alcool à 90° que l'on renouvelle plusieurs fois par jour. On fait des incisions profondes dans le rein pour favoriser la pénétration de l'alcool. Au bout de deux ou trois jours les pièces sont suffisamment dures et l'on peut y faire sans autre durcissement des coupes assez minces que l’on déshydrate entièrement par l'alcool absolu, puis que l'on traite par l’essence de girofle et que l'on monte dans la résine dammar. Toutes les coupes ne renferment pas des détails intéressants, mais on trouve toujours des glomérules dont les vaisseaux afférent et efférent sont imprégnés d’argent. Dans d’autres points, le nitrate d'argent, ayant diffusé à travers les vaisseaux du glomérule, a imprégné l’endothélium qui tapisse la face interne de la capsule de Bowmann.
TECHNIQUE APPLIQUEE
Sur ces préparations il est très facile de voir l’union du glomérule avec le tube contourné.
§ 2 . — Capsule surrénale
La capsule surrénale est un organe très délicat qui s'altère rapidement après la mort; il importe donc de la fixer immédiatement après avoir tué l'animal qui doit la fournir.
La capsule surrénale du cobaye, petite et d'une structure assez simple, convient très bien. On la fixe par la liqueur de Flemming pendant vingt-quatre heures, on la lave soigneusement, puis on l’inclut à la paraffine. Les coupes doivent être les unes longitudinales, de façon à passer par l'axe de la grande veine centrale, les autres transversales, c’est-à-dira perpendiculaires aux premières. On les colore par le violet de gentiane et l'orange C. Les cellules sont colorées en orange plus ou moins intense, les noyaux en violet. On trouve aisément, sur les coupes, des cellules nerveuses que l'on reconnaît à leur forme, à leur noyau vésiculeux muni d’un gros nucléole, et à leur enveloppe endothéliale. Le protoplasma de ces cellules est coloré plus fortement par l’orange que celui des éléments voisins et cette coloration fournit un bon moyen pour les retrouver ; elles siègent surtout au voisinage de la veine centrale.
La capsule surrénale du chien offre une zone glomérulaire très intéressante à étudier. Comme elle est plus volumineuse que celle du cobaye, il faudra la couper en petits segments avant de la lixer. Pour colorer on emploiera, en outre de la méthode de Flemming, celle de Benda.
Le liquide de Flemming coagule fréquemment le plasma du sang contenu dans les capillaires allant de la périphérie à la veine centrale. Comme ce coagulum est parfois entièrement privé de globules rouges ou 11e renferme que des globules déformés, 011 pourrait le confondre avec un exsudât glandulaire en prenant la lumière du vaisseau pour une lumière glandulaire. La présence, sur les bords de cette
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lumière des noyaux de l’endothélium vasculaire lèvera tous
les doutes à ce sujet.
§ 3. — Ovaire
Pour l’étude des coupes, on choisira autant que possible des ovaires d’animaux de petite taille: rat, cobaye, lapin, que l’on peut fixer en totalité. Les ovaires plus volumineux devront être débités en fragments avant la fixation.
1° Ovaire de chat nouveau-né. — Cet ovaire constitue un excellent objet d’étude pour montrer les ovules empilés en cordons (tubes de Pflüger) et quelques ovules primordiaux encore contenus dans l'épithélium cylindrique de la surface de l’ovaire. On fixe l’organe par le liquide de Flemming (vingtquatre heures), on l’inclut à la paraffine, puis on fait des coupes transversales par rapport à son axe longitudinal. Ces coupes sont colorées à la safranine et au vert lumière, au violet de gentiane et à l’orange, ou simplement au bleu polychrome.
2° Ovaire adulte. — On fixe un ovaire de lapin jeune adulte par la liqueur de Flemming. 11 est important d’employer ce fixateur parce que l’ovaire se laisse mal pénétrer par la paraffine, que l’inclusion est longue, et qu’il faut dans ce cas que les tissus aient reçu du fixateur une grande résistance à l'action de la paraffine fondue (voy. p. 130.) Les coupes sont colorées avec les couleurs d’aniline; la méthode de Benda donne des résultats très beaux. O11 trouve à la périphérie les ovisacs jeunes à différents états de développement, avant l’apparition du liquide folliculaire. Plus profondément on voit quelques follicules déjà pourvus de ce liquide coagulé en une masse granuleuse par le fixateur. L’ovule est entouré de la zone radiée, laquelle est fortement colorée par les réactifs. Parfois des corps jaunes assez volumineux occupent une grande étendue de l’ovaire.
3° Recherche d'ovules à l’état frais. — On se procure un
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ovaire frais d’animal adulte. Le plus souvent on voit à sa surface des follicules presque mûrs faisant une saillie plus ou moins marquée. Plaçant un follicule au-dessus d'un verre de montre renfermant de la solution physiologique de sel (0,75 p. 100), on l'ouvre avec une aiguille ou avec la pointe d un fin scalpel. Un jet de liquide sort, entraînant le plus souvent avec lui l’ovule, qui est reçu dans le verre de montre.
On répète l’opération sur les follicules qui s'y prêtent par leur développement, et il est rare que l'on n’obtienne pas ainsi quelques ovules. En s’aidant de la loupe on les cueille dans le verre de montre avec une pipette, puis on les porte sur une lame de verre dans une goutte de la solution salée. On met sur la lame quelques fragments de papier ou de moelle de sureau pour éviter que la lamelle écrase les ovules, on place la lamelle qui est soutenue par les cales, et on observe.
On peut, après avoir recueilli ainsi un ovule, le fixer, le colorer et le monter dans le baume.
4° Ovules des batraciens. — Les ovules des batraciens, lorsqu’ils ne sont pas encore chargés du vitellus et du pigment qu'ils offrent à l’époque de leur maturité, fournissent de très beaux exemples de la structure typique de l’ovule. On trouve ces ovules jeunes dans la paroi de l’ovaire et voici comment on les prépare. On fixe un fragment de la paroi de l’ovaire de la grenouille à l’aide du liquide de Kleinenberg. Après les lavages à l’alcool, on l’étend au fond d’un verre de montre plein d'alcool et, s’aidant d’une loupe et de pinces fines, on détache les gros ovules chargés de vitellus de façon à en débarrasser autant que possible la préparation. On cherche de temps à autre à l'aide d’un faible grossissement si l'on a obtenu un résultat suffisant ; enfin, lorsque le fragment ne contient plus que des ovules suffisamment jeunes et transparents, on le lave de nouveau à l’alcool, on le colore au carmin boracique et on le monte au baume. Les préparations ne sont pas toujours suffisamment débarrassées des débris d’ovules bien développés, mais il est
rare qu'en certains points elles ne donnent pas de résultats satisfaisants.
§ 4. — Testicule
Les coupes du testicule offrent surtout de l'intérêt en ce qu elles montrent les phénomènes de la spermatogenèse. Or, comme ce sont des phénomènes très délicats, il importe de n'employer que du matériel parfaitement fixé à l'aide des réactifs cytologiques. L'alcool, la liqueur de Muller doivent être rejetés et l’on se servira de la liqueur de Flemming ou des réactifs indiqués au chapitre ix, page 351.
1° Fixation des tubes séminifères. — Nous choisirons de préférence comme matériel d'étude le testicule du rat, et en particuler celui du rat albinos qu’il est facile d’élever dans les laboratoires. La spermatogenèse de cet animal a été beaucoup étudiée, il en existe de nombreuses figures qui pourront être d’une grande utilité pour se reconnaître dans les préparations toujours très complexes. On plongera de petits fragments du testicule dans le liquide de Flemming, au bout de vingt-quatre heures on les lavera à l’eau, on les déshydratera et on les inclura à la paraffine. Les coupes, très minces, seront colorées par la méthode de Flemming, par celle de Benda ou au bleu polychrome. La spermatogenèse s’effectue par poussées limitées le long des tubes séminifères de sorte que l’on aura dans une même coupe divers stades et quelquefois même tous les stades du phénomène.
2° Spermatozoïdes. — On peut étudier les spermatozoïdes vivants soit dans le liquide spermatique lui-même, soit dans ce liquide dilué à l’aide de la solution physiologique de sel. On recueille le sperme dans le canal de l’épididyme, dans les vésicules séminales, ou même sur une section des tubes séminifères; mais dans ce cas on a souvent des spermatozoïdes non encore entièrement développés et mélangés d’un grand nombre d’autres éléments.
Les spermatozoïdes se conservent à l'état vivant en dehors des
voies génitales pendant plus de vingt-quatre heures pourvu qu’ils soient mis à l’abri de l’évaporation sous une chambre humide.
On observe très bien leurs mouvements à la température du laboratoire .
On peut faire des préparations permanentes de spermatozoïdes de la manière suivante : On étale sur une lame de verre une couche très mince de sperme, puis on l’inonde brusquement d'alcool absolu. L’albumine du sperme est coagulée et colle les spermatozoïdes sur le porte-objet.
On colore la lame au carmin boracique, puis on déshydrate; on éclaircit à l'essence de girolle et on monte dans la résine damrnar. La préparation n'est pas très élégante, car le fond est légèrement et inégalement coloré à cause de l'accumulation sur cerlains points de plus grandes quantités d'albumine, mais on voit çà et là des spermatozoïdes plus vivement colorés en rouge par le réactif.
£ o. — Glande mammaire
On choisira des glandes d'animal en lactation. De très petits fragments absolument frais seront mis dans de la liqueur de Flemming pendant vingt-quatre heures, puis lavés, déshydratés, inclus dans la paraffine et débités en coupes minces. Les coupes seront colorées à la safranine seule, ou avec les mélanges des couleurs d’aniline déjà indiquées.
On pourra préparer de la même manière des glandes d'animal en gestation et aussi d’animal non gravide. Dans ce cas les culs-de-sac glandulaires, très réduits, montrent une structure très simple.