T E C H X T 0 T E A P P E T Q TT K E
On peut encore mener une incubation à son ternie en se servant de couveuses artificielles que Fou maintient à la température voulue en versant matin et soir, dans un réservoir ad hoc , une certaine quantité d’eau chaude. Dans ces couveuses les œufs sont placés dans un ou plusieurs tiroirs que Ton ouvre deux fois par jour pour exposer les œufs à l’air et pour les retourner, car il est indispensable, surtout à partir du troisième jour, de retourner les œufs afin que le blastoderme qui vient à la surface ne soit pas en contact constamment avec le meme point de la coquille parce qu'il pourrait alors contracter des adhérences avec elle. La poule retourne ellemême ses œufs à l’aide de ses pattes chaque fois qu’elle revient sur le nid après l’avoir abandonné. Les détails pour l’entretien de ces couveuses sont donnés par les fournisseurs qui les livrent, nous n’y insisterons pas davantage.*
Lorsqu’on ne veut pas pousser l’incubation jusqu'à son terme et que l’on désire avoir simplement des embryons des huit premiers jours, il n’est pas besoin de recourir aune couveuse, et l’on peut très bien se servir d’une étuve telle que celle dont il est question dans le chapitre II page 38. Cette étuve doit être placée à l’abri des trépidations du sol ou du bâtiment dans lequel elle se trouve, et loin de toute vapeur acide. On la règle à la température de 38 à 39°. On place les œufs sur l’étage moyen, garni d’un lit de coton. Deux fois par jour on ouvre la porte de l’étuve pendant dix minutes au moins pour aérer les œufs; on retourne ces derniers et on referme l’étuve. L’abaissement de température qu’ont subi les œufs ne leur est en rien préjudiciable, mais il faut bien veillera ce que la chaleur ne dépasse pas 39°. 11 est bon de metlre avec les œufs une éponge légèrement humide pour éviter la dessiccation de l’air. Avec ce mode d’incubation il est difficile de conduire les œufs au delà du douzième jour, bien que l’on puisse y réussir, et l’on a souvent des monstres; mais comme l’embryologie du poulet est surtout intéressante pendant les premières phases de développement qui présentent seules des caractères de généralité, l’on peut s’en contenter.
c. Manière de recueillir et de fixer l'embryon de poulet. — On
prend un œuf arrivé à un temps d’incubation déterminé, supposons qu’il s’agisse d’un œuf de vingt-quatre heures; on frappe doucement sur son gros bout, avec des ciseaux ou des pinces, de façon à briser sa coquille. On le porte alors dans une cuvette remplie de la solution physiologique de sel portée, à la température de 38° environ. L’œuf étant maintenu couché dans l’eau salée à l’aide de la main gauche, on brise à petits coups la coquille en se servant de pinces tenues dans la main droite et l’on fait une large ouverture sur la face supérieure de l’œuf. On voit le jaune qui à cette période est encore ferme, présentant sur sa face supérieure une pellicule blanchâtre qui est le blastoderme. Avec des ciseaux tins très pointus on coupe rapidement la membrane vitelline et la surface même du jaune tout autour du blastoderme; on laisse reposer l’œuf sur le fond de la cuvette, on enlève la membrane vitelline avec des pinces fines, puis s’aidant de spatules courbes et de pinces, on détache le blastoderme de la surface du jaune; on le fait flotter un instant dans la solution physiologique de sel, on le reçoit sur une grande spatule coudée à angle droit (fig. 3) et on le porte dans une boîte de Pétri contenant de la liqueur de Kleinenberg. Là on s’applique à ce que le blastoderme s’étale bien sur le fond de la boîte sans faire de plis. Pour cela il est quelquefois utile d’enlever avec une pipette la majeure partie du liquide fixateur, de façon à n’en laisser qu’une très faible couche au-dessus du blastoderme. Ce dernier, n’ayant plus alors de tendance à flotter, s’étale parfaitement et l’on peut y aider encore en dirigeant sur lui à l’aide d’une pipette un petit jet de liquide de Kleinenberg. Au bout de quelques minutes l’étalement est parfait et l’on peut ajouter la quantité- de fixateur nécessaire, en ayant soin toutefois de ne pas produire dans le liquide des mouvements capables de déplacer la lame blastodermique ou de la replier sur elle-même. La fixation est achevée en deux ou trois heures. On remplace alors le fixateur par de l’alcool à 70° en observant toutes les précautions indiquées pour ne pas déranger l’étalement du blastoderme. L’alcool à 70° donne à ce dernier assez de rigidité pour que l’on n’ait bientôt plus à craindre de plissement et, en effet, les blastodermes ainsi fixés se conservent
TECHNIQUE A PPLIQUEE
parfaitement intacts, comme le montre celui qui est représenté dans la figure HO.
Dans les œufs couvés moins de vingt-quatre heures, la
membrane vitelline entraîne souvent avec elle* le blastoderme
Fi#r. 110.
Embryon «le pontet de 20 heures fixé par la liqueur de Kleinenberg et examiné à la lumière directe, sur fond noir.
qu’il est facile d’en détacher à l’aide de la petite spatule de platine. Parfois le blastoderme entraîne aussi une certaine quantité de vitellus attaché à sa face inférieure. On ne doit pas chercher à enlever immédiatement ce vitellus; mais on fixe le blastoderme comme il a été dit, en le faisant reposer sur le fond de la boîte de Pétri par sa face inférieure. Après que