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quée. L'exemple suivant appuyé par les figures 46 et 47 le montrera : On lixe à la liqueur de Flemming la patte d'un fœtus de cobaye ; après fixation on partage la patte en deux moitiés droite et gauche dans l une desquelles on fait immédiatement des coupes avec un rasoir mouillé d'alcool (voy.
Fig. 46.
Cartilage d’ossification coupé sans inclusion préalable, (patte de fœtus de cobaye fixée au liquide de Fleniming).
e, cellules cartilagineuses. — td , travées directrices. — <y, globules rouges. Sliassnic,
ocul. 2, object. G.
plus loin). Dans ces coupes les cellules cartilagineuses volumineuses qui sont voisines de la ligne d’ossification sont bien conservées, leur protoplasma remplit à peu près exactement leur capsule, tandis que dans les coupes de l'autre moitié faites après inclusion à la paraffine, le corps de ces cellules est rétracté autour du noyau, et laisse vide la plus grande partie de la capsule. Il est bien entendu que les inclusions à la paraffine ne produisent pas toujours des déformations aussi marquées,
COUTES H I S T O L O G I <J lT E S
surtout si elles sont faites avec grand soin; néanmoins il n'est, pas douteux que dans nombre de cas on aurait gagné à comparer des coupes faites après le simple durcissement des réactifs à celles faites après des inclusions à la paraffine ; l’on aurait pu se rendre compte ainsi combien certaines prépara-
Fig. 47.
Même pièce, coupe faite après inclusion à la paraffine.
c, cellules carlilagineusjs. — r/, globules rougis. — td, travées directrices. Stiassnic,
ocul. 2, object. 6.
tions s’éloignent de la structure réelle de l’organe dont elles proviennent.
Le durcissement donné par les réactifs fixateurs sutlit pour permettre de faire rapidement quelques coupes dans un tissu ou dans un organe donné. Veut-on par exemple se rendre compte si une pièce est bien fixée et intéressante, au lieu de perdre du temps et des réactifs à l’inclure, on peut en se servant simplement d’un rasoir et à main levée (voy. plus loin) faire quelques coupes, et l’on sait immédiatement à quoi s’en tenir.
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2° Durcissement par la gomme et l’alcool. — Le durcissement obtenu par la seule action des fixateurs n’est pas suffisant, sauf de rares exceptions, pour permettre de faire d’une manière régulière des coupes très minces et très étendues, surtout si l’objet n’a pas nue structure homogène et présente des parties de dureté différente. Aussi a-t-on imaginé* depuis longtemps un mode de durcissement qui remédie à ces inconvénients, c’est le durcissement par la gomme et l'alcool.
On prépare une solution très sirupeuse de gomme arabique dans de l’eau chaude, on l'étend avec une quantité de glycérine suffisante (environ 1/3 du volume) pour lui donner une iluidité moitié plus grande, — la solution prise au bout d'un agitateur doit tomber goutte à goutte sans filer — ; on filtre sur une flanelle line très propre, et on conserve dans des flacons bouchés au liège. Quelques cristaux de camphre ajoutés à cette solution permettent de la garder en bon état pendant des mois.
Lorsqu’on veut s’en servir, on en verse dans une boite de verre la quantité suffisante pour recouvrir la pièce. Cette quantité ne peut servir qu’une ou deux fois ; au bout de ce temps il faut la jeter. Deux cas peuvent se présenter : 1° la pièce sort de l’eau ; 2° elle sort de l'alcool.
a. Gommage d'une pièce sortant de l'eau. — 11 s’agit par exemple d’une pièce fixée par le liquide de Flemming ou par la liqueur de Muller, et qui vient, ainsi qu’il a été recommandé, d’être soigneusement lavée à l’eau. On la met dans une boîte de verre, de dimensions appropriées et remplie de la solution de gomme glycérinée. Au bout de douze à vingt-quatre heures, la pièce est entièrement pénétrée par la gomme; on la retire avec des pinces, on la laisse un peu égoutter et on la suspend dans de l'alcool à 90°. Ce dernier coagule la gomme et donne à toute la pièce une dureté suffisante, son action est produite au bout de vingt-quatre ou quarante-huit heures au plus tard; ou peut dès ce moment faire les coupes ou laisser encore la pièce dans l’alcool pour la couper ultérieurement.
b. Gommage d'une pièce sortant de l'alcool. — Dans ce cas il convient d’hydrater la pièce avant de la passer dans la gomme, sans cela l'alcool qu'elle renferme précipiterait la gomme à sa
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périphérie en y formant une croûte isolante qui empêcherait la pénétration de la pièce. Pour hydrater celte dernière, on la plonge dans une solution aqueuse saturée d acide picrique, qui se substitue à l’alcool dans l’épaisseur de la pièce, sans gonfler cette dernière, comme pourrait le faire de l’eau par exemple. Au bout de douze heures on retire de l’acide picrique le fragment que l'on veut gommer, on le plonge dans la solution de gomme qui le pénètre parfaitement, et après douze a vingtquatre heures on le porte dans l'alcool à 00°. Le durcissement s'opère alors très régulièrement comme dans le cas précédent.
Très employé il y a quelques années, le durcissement par la gomme est bien abandonné aujourd'hui, et presque démodé ; il peut cependant rendre des services, par exemple dans certains cas indiqués dans la deuxième et la troisième partie de
ce
§2. — Inclusions a la paraffine
Les inclusions consistent dans l’imbibition des objets par une substance qui devient ensuite assez dure pour se prêter aisément à la confection de coupes minces. Une des meilleures substances d'inclusion est la paraffine.
1° Manière de faire les inclusions. — On a vu que la
paraffine, fusible à une température peu élevée est soluble dans le chloroforme, la benzine, le xylol et les huiles essentielles. Lorsqu'ils ont été imprégnés par un de ces dissolvants, les objets se laissent pénétrer par la paraffine en fusion qui s'y incorpore et forme avec eux, lorsqu’elle est refroidie, un bloc qui se laisse couper comme s’il était constitué par de la paraffine seule, et que l’on peut débiter en tranches très minces, de un à quelques p. d’épaisseur.
Toutes choses égales d’ailleurs, les coupes se font d’autant mieux que la paraffine a une dureté moyenne, ni trop grande ni trop faible. Avec une paraffine trop dure les coupes se brisent, avec une trop molle elles se plissent et s’écrasent sur elles-mêmes. D’autre part, le degré de fusibilité de la paraffine
MÉTHODES GÉNÉRALES
étant peu élevé, sa dureté varie avec la température ambiante ; aussi pour avoir une substance d’une bonne consistance en toute saison, est-on obligé de faire des mélanges de paraffine molle et de paraffine dure en proportion variable suivant le moment de l'année. En hiver et dans une salle peu chauffée on peut se servir d'un mélange à parties égales de paraffine molle et de paraffine dure, en été il faut employer de la paraffine dure pure. Chacun arrivera par la pratique à composer ses mélanges d’une manière convenable.
Pour inclure une pièce dans la paraffine, il faut avant tout qu’elle soit parfaitement déshydratée, ce qui s’obtient par un séjour de quelques heures dans de l’alcool absolu, renouvelé au besoin une ou deux fois si la pièce est grosse. — Il est entendu que cette dernière, avant d’être mise dans l'alcool absolu, a séjourné vingt-quatre heures au moins dans de l’alcool à 90°. Une déshydratation parfaite est nécessaire parce que les dissolvants de la paraffine que l’on doit employer maintenant ne sont miscibles qu'avec de l'alcool parfaitement absolu, et s'il restait dans la pièce la moindre trace d'eau, ils ne pourraient pas la pénétrer et l’imprégner convenablement de manière à permettre la pénétration ultérieure de la paraffine.
La déshydratation achevée, il faut imbiber la pièce par un dissolvant de la paraffine (xylol, toluène, essence de bergamote, essence de cèdre, chloroforme). Tous ces dissolvants ont leurs avantages et leurs inconvénients, leur emploi sera indiqué ultérieurement; dans la pratique courante on emploie le xylol.
Quel que soit le dissolvant choisi, il faut éviter d’y porter directement l’objet au sortir de l’alcool, parce qu’il se produit des courants de diffusion énergiques qui peuvent dis loquer certains éléments délicats. Aussi pour ménager la pièce, on emploie la méthode des mélanges ou celle de l’imbibition lente.
La méthode des mélanges consiste à mêler de l’alcool absolu avec le dissolvant choisi, dans diverses proportions. Par exemple, on mettra d’abord 1/4 de volume de xylol et 3/4 d'alcool absolu, puis 1 /2 ou 3/4 de xylol, et après avoir fait passer la
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pièce dans ces différents mélanges, on la portera dans du xylol pur. Le temps pendant lequel on doit laisser séjourner la pièce dans ces différents liquides sera indiqué plus loin.
La méthode de Limbibition lente se pratique de la manière suivante : on met dans un flacon bas un peu d'alcool absolu contenant la pièce que bon veut pénétrer, puis avec une pipette on fait arriver avec ménagement sur le fond du flacon du chloroforme ou de l'essence de cèdre. Ces liquides, plus lourds que l'alcool, restent au fond du flacon et soulèvent l'alcool en même temps que la pièce qui repose sur le plan de séparation des deux liquidés. Là, placée dans une couche où la diffusion se fait lentement, elle s’imbibe peu à peu et graduellement de l'essence de cèdre ou du chloroforme, et elle finit par tomber au fond du vase. Avec une pipette on enlève alors l’alcool qui surnage, puis on Iransporte la pièce dans le dissolvant choisi pur, où elle achève de se pénétrer de ce liquide.
Il est bon de connaître ces deux modes de traitement des pièces, pour s'en servir dans l'inclusion de certains objets délicats, toutefois dans la pratique ordinaire on peut employer non plus des mélanges gradués, mais simplement un mélange à parties égales de xylol et d’alcool absolu. C’est ce mélange qui sera indiqué dans le tableau récapitulai if des opérations nécessaires pour faire une inclusion.
La pénétration d'un objet par un dissolvant de la paraffine exige un laps de temps qui varie beaucoup suivant la nature de l’objet et celle du dissolvant lui-même. Nous ne pouvons ici fixer de règles précises. D'une manière générale on reconnaît que la pénétration est achevée lorsque la pièce tombe au fond du vase (sauf pour le chloroforme, très lourd, et dans lequel beaucoup de pièces ne s'enfoncent pas) ou bien alors qu'elle est devenue transparente ou tout au moins translucide. Il faut ensuite procéder à l imbibition de la pièce par la paraffine. C'est un temps très délicat de l'inclusion, qui demande à être fait avec grand soin si l'on veut réussir. On porte d'abord la pièce au sortir du xylol dans un mélange à parties égales de paraffine molle et de xylol. Ce mélange est