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mesuré la quantité de glycérine, afin qu’elle ne déborde pas. L'essuyage fait, on prend le fer à luter (voy. fig. 32), on le chauffe sur une flamme et on le place sur un morceau de paraffine qu’il fond en partie. On l’enlève alors avec la paraffine liquide qui y adhère, et on l’applique sur le bord de la lamelle, parallèlement à ce dernier, mais reposant à la fois sur la lame et sur la lamelle. La paraffine se porte sur le verre et s’y fixe par le refroidissement. On recommence sur les trois autres bords, et l’on obtient ainsi tout autour de la lamelle une bordure plus ou moins continue, à cause des divers temps qu'il a fallu pour la constituer. Mais alors, réchauffant le fer à luter, on le promène sur la paraffine, qui entre à nouveau en fusion, et dont on peut ainsi régulariser la distribution, de façon à faire une bordure parfaitement continue. Il faut pour cela employer peu de paraffine et faire un cadre bien régulier.
Si l'on ne désire pas conserver longtemps la préparation, ce lutage à la paraffine suffit, mais dans le cas contraire on le complète par l’adjonction d'une bordure de cire. On se sert d'une solution de cire à cacheter dans l’alcool à 90° qu'on étend régulièrement avec un pinceau sur le cadre de paraffine, de manière à le recouvrir complètement en dépassant un peu ses bords. La solution de cire ne doit pas être trop fluide parce qu'elle s’étendrait sur la lamelle et la recouvrirait en partie. La cire, une fois durcie par évaporation de l’alcool, protège bien la paraffine et fait un assez bon lut, néanmoins il faut surveiller les préparations qui sont souvent envahies par l’air. Dans ce cas on enlève une petite quantité de la bordure vers le point où l’air a pénétré, on y place de la glycérine qui passe par capillarité sous la lamelle, et remplit le vide; on enlève l’excès de glycérine, on nettoie et on lute à nouveau.
b. Lutage au baume. — On peut aussi luter rapidement au baume. Il faut employer une solution un peu consistante dont une goutte prise au bout d'une baguette de verre s’étire un peu avant de tomber. A l’aide de la baguette de verre on étend une petite quantité de cette solution sur le bord de la lamelle et on fait la bordure. Le baume en se desséchant forme un
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cadre solide, qui se craquèle quelquefois, ce à quoi on remédie en ajoutant un peu de solution sur les fentes ainsi produites. Ce mode de lutage est plus rapide que le précédent. Il est peutêtre un peu moins sûr.
3" Avantages et inconvénients du montage à la glycérine. — Ce mode de montage est indispensable, avons-nous dit, après la coloration au picro-carmin, si bon veut avoir toutes les réactions de cette matière colorante. Il est rapide, très pratique lorsqu'on veut simplement examiner une préparation qui n'est pas destinée à être conservée. Dans ce cas il n'est pas besoin de luter à la paraffine, et si l'on craint devoir glisser la lamelle, on dépose simplement aux quatre angles de celle-ci une goutte de paraffine qui la fixe suffisamment. On a ainsi des préparations temporaires ( volantes , Carbini) que l'on peut observer pendant quelques jours et transformer au besoin en préparations permanentes. La glycérine offre le grand avantage, à cause de sa réfringence moindre que celle du baume, de permettre de voir certaines structures très fines et peu colorées, qui seraient pour ainsi dire noyées dans la grande clarté donnée par le baume et resteraient invisibles. Cet avantage doit même être recherché dans un certain nombre de cas, par exemple lorsqu’on a affaire à des objets très transparents et non colorables. Il est préférable alors d’employer des milieux beaucoup moins réfringents que le baume ou que le verre, tels que l'alcool, l’eau et divers mélanges aqueux.
L'inconvénient de ce milieu, c’est que par suite de l'imperfection desluts, les préparations sont moins solides.
§ 3. — Étiquetage des préparations
Une fois les préparations montées et lutées, s’il y a lieu, on met à chacune une étiquette sur laquelle on écrit le nom de l’organe, sa provenance et quelques indications générales sur la fixation, la coloration, et les points intéressants que peut présenter la préparation. Ces dernières indications sont particulièrement utiles. Toutes les préparations d'un organe
METHODES GENERALES
ne présentent pas en effet avec la même netteté certaines particularités de sa structure, et lorsqu’on veut revoir une préparation où elles sont bien marquées, un mot placé sur l’étiquette facilitera beaucoup les recherches. On possède, par exemple, parmi de nombreuses préparations de peau, une coupe sur laquelle les longs filaments unitifs de Ranvier se voient particulièrement bien dans le corps muqueux. Il sera bon de l'indiquer sur l’étiquette pour pouvoir la retrouver instantanément.
Ce mode d’étiquetage est bien supérieur à l’emploi d’un simple numéro d’ordre, dont on ne peut comprendre la signification qu’en se reportant à un cahier qui est exposé à être perdu ou détruit, et sans la possession duquel les préparations numérotées ne peuvent être utilement consultées dans une collection publique ou dans celle d’un laboratoire, destinée à être transmise de mains en mains.
Les étiquettes gommées ordinaires adhèrent très mal aux porte-objets dont elles se détachent souvent. On a proposé de les coller avec le mélange suivant, plus résistant que la gomme : on fait dissoudre 100 grammes de gomme arabique dans 21)0 grammes d'eau, et l'on ajoute 2 grammes de sulfate d’alumine cristallisé, dissous dans 20 centimètres cubes d’eau, Rolles Lee et Hexneguy.
Au lieu d’étiquettes qui se détachent parfois, on peut employer l'inscription directe sur le porte-objet à l’aide de l’encre de vitrier.
§ 4. — Récapitulation des manipulations
Comme les différentes opérations nécessaires pour faire une préparation sont très nombreuses et que leur description a été très longue, il est bon d'en placer sous les yeux un tableau récapitulatif.
J’ai choisi pour faire ce tableau le cas où les manipulations sont le plus nombreuses, c’est-à-dire celui où 1 on a fait J inclusion à la paraffine et le montage au baume. Chacun verra aisément quelles sont les opérations à supprimer ou à modi-
1° Fixation.
fier dans les autres modes de préparation (durcissement à Ja gomme, à la celloïdine etc.).