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CHAPITRE PREMIER

ÉTUDE ÉLÉMENTAIRE DE LA STRUCTURE DES TISSUS. 1. Oissectiou et dissociation.

A. Appareils mécaniques. — Il peut être important, au point de Yue médical ou chirurgical, de pouvoir aller chercher chez l'homme vivant de petits fragments de tissus, dont l'examen après dissociation permettra d'établir un diagnostic. Il est donc bon d'indiquer ici que de petits instruments ont été construits à cet effet ; tels sont : le harpon ou le trocart à manche de Middeldorpfl et l'emporte-pièce histologique de Duchenne (de Boulogne). La figure 32 donne une idée suffisante de ce dernier instrument.

Mais, dans les circonstances ordinaires, l'instrument le plus utile pour obtenir une mince portion de tissu frais est une paire de ciseaux courbes (fig. 33) ; avec un peu d'habitude on

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arrive bientôt avec cet instrument à des résul-

FiG. 33. — Ciseaux courbes. Fig. 34. — Pince courbe.

tats bien préférables à ceux que donnerait le

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rasoir, qui doit être réservé essentiellement pour les pièces durcies, ou pour les tissus qui, comme le cartilage, possèdent une consistance naturelle favorable à la pratique des coupes. Aux ciseaux courbes, il faut joindre une pince fine, soit droite, soit recourbée (comme celle de la fîg. 34). Les minces débris de tissu obtenus par le ciseau pourront être saisis avec la pince et agités dans l'eau, ou dans un liquide indifférent^ et l'on obtiendra souvent de cette manière une dissociation déjà suffisante pour l'étude de certains tissus ; c'est ainsi, et avec le secours seul de la pince, que l'on peut dissocier et étaler sur une plaque de verre un pinceau de capillaires sanguins arrachés de la pulpe cérébrale, des tubes séminifères extraits du testicule, etc., etc. ; mais souvent il faudra faire usage àe petits pinceaux^ assez fermes, en poil de blaireau ou de martre, avec lesquels on étale, retourne, et dissocie très-légèrement la préparation. Ces pinceaux sont également indispensables pour écarter certains éléments qui, par leur abondance, gênent l'observation ; en s'en servant alors comme d'une brosse ou d'un balai, on arrive à ne plus conserver que la trame essentielle du tissu : c'est ainsi que dans l'étude des ganglions

lymphatiques on écarte les globules blancs dont le lîombre trop considérable voile entièrement la préparation. — Un filet d'eau, un jet de seringue, que l'on dirige délicatement sur la pièce préparée, peuvent rendre les mêmes services dans les circonstances de ce genre.

Mais du moment que l'on a afTaire à des tissus plus résistants, à trame plus dense et plus serrée, les moyens de dissociation que nous venons d'indiquer ne sauraient suffire. On a alors recours à des aiguilles à dissection (fig. 35), aiguilles en acier, à pointe plus ou moins aiguë, ou même à extrémité tranchante comme les aiguilles à cataracte. Ces aiguilles, les unes droites, les autres courbes, sont munies d'un petit manche de bois, de préférence cylindrique^ qui permet de les faire rouler facilement entre les doigts. 11 est avantageux d'avoir des porte-aiguille en forme de porte-crayon,

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