A. — APPAREILS D'EXTENSION CONTINUE
1° Appareils d'extension continue appliqués dans la position horizontale
D'une façon générale, et quelle que soit la position du sujet, la traction, force motricedestinée à produire l'extension, doit, si l'on veut obtenir un travail utile, être employée suivant une technique précise.
Elle doit être assez puissante pour vaincre les résistances actives et passives, tolérable et inoffensive, c'est-à-dire réduite au minimum.
Les agents de traction, de force variable suivant la résistance à vaincre, les points d'appui seront judicieusement choisis. On évitera les causes si nombreuses de déperdition de forces vives. L'appareil sera surveillé quotidiennement, en examinant si la traction se fait suivant la direction voulue, en supprimant toutes les causes de résistance, de pressions douloureuses et d'escarres.
a). Lits à extension continue
Les fig. 120 et 121, représentent la disposition et le mode d'action des lits h extension continue.
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Fig. 1J7. — Appareil de P. Redard pour le redressement des cyphoses.
Fig. 118. — Le même, en action.
Fig. 119. — Le même appareil, avec matelas.
Le lit de Bigg (fig. 120), par des tractions élastiques, produit dans les cas de scolioses, l'extension du rachis, des pressions dans le sens latéral au niveau de la convexité des courbures.
L'extension continue, soit au niveau des membres inférieurs, soit au niveau de la tête, est facilement obtenue, grâce à quelques modifications dans la disposition du lit de Lannelongue (fig. 121).
V extension au niveau de la tète est pratiquée au moyen d'une mentonnière de Glisson reliée à un arc métallique qui peut être placé à diverses hauteurs.
La mentdnnière peut être confectionnée très facilement, avec deux bandes de cuir que Ton place l'une sur le menton, l'autre sur l'occiput. On les entrecroise au-dessus de l'oreille du sujet et, au niveau de l'entrecroisement, on coud solidement, de chaque côté, une bande verticale qui se fixera, au moyen d'un œillet, à la tige de l'arc.
On peut encore confectionner une mentonnière au moyen de bandes en toile, suivant la technique que nous indiquons page 147 (fig. 158).
b). Extension continue au niveau des membres inférieurs
V extension continue au niveau des membres inférieurs, très fréquemment indiquée, peut être obtenue par divers procédés.
Extension avec des bandes. — On emploie le plus souvent des bandes agglutinatives. Le membre est rasé, savonné, lavé avec de l'eau assez chaude, bien essuyé avec une serviette chaude.
On coupe une bande de diachylon, ou mieux de l'emplâtre caoutchouté de Vigier, large de 6 à 8 centimètres et assez longue pour que, repliée en deux sur elle-même, elle dépasse en bas l'extrémité du membre de 12 à 15 centimètres et remonte en haut de 15 ou 18 centimètres, au-dessus des condyles fémoraux. Il faut éviter d'appliquer directement sur la peau les bandes agglutinatives qui produisent des éruptions, des excoriations et mêmes des escarres.
On enveloppe le membre avec une couche de ouate épaisse et serrée, en protégeant soigneusement le talon, le pied,