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I. — Bandages

1° Bandages avec des bandes en étoffe

Les bandages faits avec des bandes ou avec des pièces de linge sont des agents de contention, d'immobilisation, et souvent de redressement, qui ont de fréquentes indications en orthopédie.

Les bandes de toile et de calicot conviennent lorsqu'il s'agit d'immobiliser un membre en position redressée.

On emploie, dans le même but, des bandes de gaze ou de mousseline imprégnées d'amidon, de silicate de potasse et de magnésie, etc.

Nous étudierons, plus loin, les appareils faits avec des bandes imprégnées de diverses substances.

Les bandes en coton, en flanelle, ou mieux en crêpe Vel-

peau, permettent d'exercer une compression énergique, sans irritation des parties molles.

Nous renvoyons aux Traités de petite chirurgie pour la technique de l'application des bandes.

Les bandes, par leurs spirales, peuvent donner un redressement important, une contention énergique. La fig. 1 indique la façon dont les tours de bande doivent être dirigés, lorsqu'on corrige le pied bot varus des jeunes enfants.

Après ténotomie et redressement forcé du pied bot chez les jeunes enfants, on peut maintenir le pied en hypercorrection, en employant simplement des bandes de flanelle molle, ayant 2 centimètres et demi à 4 centimètres de large et 5 à 7 mètres de longueur.

D'après la technique de J. Finck, on badigeonne d'abord le membre, de la pointe du pied jusqu'au tiers inférieur de la cuisse, avec un liquide composé de 28 parties de colophane et de 20 parties d'éther (V. Oettingen), ou mieux avec :

Fig. I. - Mode d'application de la bande pour la correction du pied bot varus.

Térébenthine de Venise 15.0

Mastic 12.0

Colophane 12.0

Résine blanche . . . . . . . . . 8.0

Alcool à 900 180.0

Filtrez.

On enroule autour du pied et de la jambe de la ouate qui devient ainsi adhérente et ne peut plus glisser et se déplacer. On fixe encore la ouate par quelques tours de bande de mousseline.

Une semelle en aluminium, dont les bords dépassent légèrement les contours de la face plantaire, est mise en place, pressée contre la région de la plante du pied.

Des bandes de flanelle prenant point d'appui sur la semelle métallique, placées en étrier, puis circulairement, fixent le pied dans la position d'hypercorrection voulue.

Cet appareil est changé de temps en temps, remplacé plus tard par un appareil orthopédique de correctiou ou de contention.

2° Bandages adhésifs

Très fréquemment employés en chirurgie orthopédique, ces bandages servent comme agents d'immobilisation, de redressement et d'extension.

On utilise le sparadrap anglais (moleskin plaster) ou le sparadrap français (diachylon) ou mieux encore le sparadrap caoutchouté de Vigier.

Avant l'application, la peau est rasée, savonnée et essuyée avec un linge chaud. Les bandelettes sont appliquées avec grand soin, en évitant tout pli.

Lorsque l'emplâtre adhésif est retiré, on frotte la peau avec de l'huile et on savonne ensuite avec de l'eau très chaude.

Les emplâtres adhésifs rendent des services en maintenant le redressement des pieds bots chez les jeunes enfants.

Ils sont encore utiles dans le traitement post-opératoire du torticolis. Des bandes de diachylon entourent la tète et le tronc et donnent point d'appui à des tracteurs qui placent la tête dans l'attitude voulue.

On peut encore utiliser les bandelettes adhésives pour empêcher le chevauchement des orteils.

Nous indiquons page 117 la technique des upareils à extension continue au moyen des bandages adhésifs.

3° Bandages à traction ou à pression élastique

L'agent élastique (ruban de caoutchouc, ressorts métalliques, ressorts à boudin) peut être fixé sur des bandages très sim pies (appareils plâtrés ou bandages adhésifs).

fa PRECIS DE TECHNIQUE ORTHOPEDIQUE

La figure 2, d'après Mikulicz, représente la disposition et le mode d'action du tracteur élastique fixé sur un appareil plâtré dans un cas de genu valgum.

Fig.2. — Appareil de Mikulicz pour le genu valgum.

Fig. 3. — Rotation en dehors des pieds et des membres inférieurs oqlenue par des tracteurs élastiques.

La figure 3 représente la disposition et les points d'attache d'un ruban de caoutchouc produisant la rotation en dehors des pieds et des membres inférieurs, pendant la marche.

La bande de caoutchouc, en raison de sa grande puissance de pression, lorsqu'elle est enroulée plusieurs fois sur ellemême, est un agent puissant de redressement que nous utilisons fréquemment.

Les figures 4 et 5 représentent la disposition que nous adoptons pour obtenir la correction des attitudes vicieuses dans les contractures en flexion du genou et de la hanche.

On peut se servir de la même façon de la bande élastique, pour la correction du genu valgum ou varum, des contractures en flexion du coude et des doigts.

(Voir page 241 la description de quelques types d'appareils à traction élastique.)

BANDAGFS ET APPAREILS

Fig. 4. — Correction de l'altitude vicieuse en flexion du genou par pressions élastiques.

Fig. 5. — Correction de l'attitude vicieuse en flexion de la hanche par des pressions élastiques.

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