ANOMALIES DE LA VULVE
facile d'y remédier par une opération d'ailleurs sans gravité.
Ces anomalies se rencontrent assez rarement chez les femelles domestiques, où la membrane hymen est toujours peu développée; cependant quelques cas ont été signalés, particulièrement chez la jument et la vache.
L'oblitération de la vulve peut aussi provenir de la soudure des grandes et des petites lèvres.
Anomalies de développement. — Les anomalies de développement sont nombreuses, et déjà, à propos des embouchures anormales du rectum, nous avons signalé les communications qui peuvent exister entre les parties terminales du tube digestif et les voies génitales. Les considérations embryologiques que nous avons présentées à ce sujet peuvent permettre de comprendre les quelques malformations que nous avons encore à enregistrer.
Nous rappellerons que le rectum, le vagin et la vessie communiquant quelquefois, l'anus et la vulve peuvent se confondre en un seul et même orifice; ces communications permettent d'ailleurs des suppléances physiologiques, dans le cas où l'un ou l'autre des orifices extérieurs, anus et vulve, viendrait à manquer.
L'ouverture directe de la vessie, sans canal urétral, au voisinage de la vulve, au-dessus du clitoris ou sur la paroi opposée, appartient au groupe des anomalies de développement, que nous compléterons encore par la citation de Y atrophie ou étroitesse de la vulve et de Y hypertrophie des petites lèvres. Cette dernière particularité est normale chez les femmes Boschimanes et se rencontre parfois dans nos climats.
Anomalies du clitoris. — Les anomalies du clitoris
sont : 1° Y absence totale de cet organe ; 2° la division, dont nous avons observé un cas chez une jument; 3° l'hypertrophie, malformation plus fréquente, rencontrée chez la femme et chez les femelles domestiques ; 4° enfin, l'ossification ou crétification du clitoris, anomalie très rare dont on ne connaît guère qu'une seule observation, recueillie chez une femme.