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ANOMALIES DU PENIS

gérée, car il est moins exceptionnel de rencontrer des hulividus dont le pénis a de très petites dimensions et ne remplit pas toujours, au gré de l'homme et de la femme, son rôle d'organe copulateur parfait.

Chez les animaux, on connaît d'assez nombreux exemples d'atrophie du pénis ; parmi eux nous rappellerons les deux cas observés par Rey, sur des chevaux. La longueur de la verge, chez ces animaux, ne dépassait pas 1 décimètre.

Hypertrophie du pénis. — L'hypertrophie du corps caverneux peut varier dans des limites assez étendues. Quand elle est poussée à l'extrême, le pénis prend des proportions souvent monstrueuses et ne trouve pas de vagin assez spacieux pour le recevoir ; c'est alors une véritable infirmité, incompatible avec l'accomplissement des premiers actes de la reproduction. Il est bon d'ajouter cependant que, poussées à ces limites, ces infirmités naturelles sont assez exceptionnelles.

Pénis double et pénis bifide. - L'anomalie contraire, le pénis double, sans autre malformation, a été observée quelquefois.

En 1844, Goré en communiquait un cas, à l'Académie des Sciences; les deux corps caverneux, placés côte à côte, étaient pourvus chacun d'un canal urétral. — Dans une autre observation, rapportée par Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, les deux pénis étaient superposés.

Mais, sans être double, le pénis peut être anormalement bifurqué et se diviser en deux parties. La bifiditè peut alors se borner au gland ou atteindre une plus grande étendue de la portion antérieure de la verge.

C'est le pènischisis, anomalie qui, pour Albrecht,

serait une réversion vers le type marsupial, dans le cas où la séparation n'intéresse que le gland, une réversion jusqu'à l'organisation des sélaciens, dans le cas où la division est complète.

Palmature de la verge. — Lepénis palmé, ou suture de la verge, provient de ce qu'une seule enveloppe cutanée renferme à la fois les testicules et la verge. Le pénis étant adhérent au scrotum par sa face inférieure, celle-ci est immobilisée; le gland, seul, est libre, mais l'érection est impossible.

Déformation du pénis. — Chez l'homme, on décrit différentes variétés de torsion du pénis caractérisées, suivant le cas, par une inclinaison latérale du gland, une courbure totale de la verge, ou par un véritable mouvement de rotation ayant amené la face inférieure au-dessus, la face supérieure en dessous.

Chez les animaux, particulièrement dans les espèces où la verge s'infléchit naturellement en s, on rencontre quelquefois une exagération de cette tendance à la flexion ; alors le corps caverneux, disposé en hélice ou tordu sur lui-même, se tasse en une masse irrégulière qui s'insère par sa base sur l'arcade ischiale et se termine par une pointe libre, au-dessus de laquelle aboutit ordinairement l'orifice extérieur du canal de l'urètre. Ce canal ne suit pas les contours du corps caverneux, mais va directement et sans inflexion de son origine pelvienne à l'ouverture extérieure dont nous venons de parler.

Cette dernière malformation donnant plus ou moins l'illusion d'une conformation femelle, par suite de la disposition des organes externes, nous y reviendrons à propos de l'hermaphrodisme.

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