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I. CONSIDÉRATIONS GENERALES SUR L'HERMAPHRODISME

Définition et origine du mot hermaphrodisme. — Historique. — Notions d'embryologie préparatoires à l'étude de cette malformation. — Développement des organes génitaux internes et externes. — Bases des distinctions à établir dans les différentes formes d'hermaphrodisme. — Division de ces anomalies en hermaphrodisme apparent; hermaphrodisme vrai (des voies génitales et des glandes).

Définition et Historique. — Au sens exact du mot, l'hermaphrodisme est la réunion, sur un même individu, des organes génitaux caractéristiques de l'un et l'autre sexes.

C'est dans une fable mythologique, rapportée par Ovide ', que se trouve l'origine du nom donné à cette anomalie.

1 Métamorphoses.

Mercure, 'Eppj;, et Vénus, 'Aypodhy, auraient eu un fils ayant reçu nom Hermaphrodite. Ce jeune homme, peu accessible aux charmes de l'amour, se serait, paraîtil, montré insensible à la tendresse de la nymphe Salmacis. Celle-ci voulant malgré tout le posséder, aurait obtenu des dieux que son corps fût réuni au sien.

L'hermaphrodisme était connu dès la plus haute antiquité ; et même, si l'on admet l'explication que Geoffroy-Saint-Hilaire a donnée d'un passage de la Genèse, le premier hermaphrodite aurait été Adam.

Les Grecs les appelaient 'Epp.xfpô^noç, àvdpoyjvr/ç ou yvvav/ip .

Aristote a écrit à leur sujet : « Il est arrivé a quelques enfants mâles, que le bout de la verge n'a été nullement percé, mais que le trou a été fait en bas, au périnée ou entrefesson ; ces enfants étaient contraints de pisser à croupetons, et, quand ils retournaient leurs bourses ou scrotum en haut, ils semblaient avoir la nature d'homme et de femme. »

Les Romains, qui les considéraient comme offensants pour la nature, les jetaient purement et simplement à l'eau, et au moyen âge, ils furent pendant longtemps l'objet de mesures aussi rigoureuses.

Il est rapporté, cependant, que certains empereurs romains avaient, au contraire, un culte tout particulier pour les êtres atteints de ce vice de conformation et que Néron, au dire de Pline, faisait traîner son char par quatre chevaux hermaphrodites.

Aujourd'hui, cette malformation est parfaitement étudiée et appréciée à sa juste valeur.

D'ailleurs, chez les végétaux et chez certains animaux invertébrés, la coexistence des organes mâles et

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