DIFFÉRENTES FORMES D'HERMAPHRODISME
rement les testicules et les ovaires, qui seuls caractérisent le type et permettent de déterminer le sexe.
Par conséquent, il n'y aura hermaphrodisme , dans le sens vrai du mot, qu'autant qu'il y aura coexistence plus ou moins complète, chez le même individu, de testicules et d'ovaires, de voies génitales mâles et de voies génitales femelles.
Lorsque, à la suite d'un arrêt d'évolution ou d'un excès de développement des organes externes, on trouve réunis, extérieurement, les attributs des deux sexes, on a affaire à ce que l'on désigne ordinairement sous le nom à' hermaphrodisme extérieur.
En réalité, dans ce dernier cas, le mélange des caractères sexuels n'est qvC apparent. Or, comme l'apparence seule ne suffit pas pour qu'on soit autorisé à employer le mot hermaphrodisme, dont la signification est bien précise, il vaut mieux qualifier l'hermaphrodisme extérieur d'hermaphrodisme apparent.
C'est ce qui a été fait déjà par la majorité des auteurs.
Au contraire, l'origine distincte, la dualité primitive, les fonctions bien tranchées et la spécificité abso- Hue de toutes les parties des organes génitaux internes, expliquent que la coexistence de l'une ou l'autre de ces parties mérite parfaitement d'être qualifiée d'herma^ phrodisme vrai.
Nous pensons en effet que les voies génitales ont un caractère de spécificité sexuelle, assez évident pour que nous puissions admettre qu'il y a hermaphrodisme 'vrai, quand la duplicité provient de la coexistence de ivoies génitales mâles et de voies génitales femelles.
Cependant, comme l'importance anatomique et physiologique des glandes génitales et des voies génitales
Guinard, Tératologie.
n'est pas la même, il importe de distinguer, dans les hermaphrodisme s vrais, les anomalies portant sur les organes essentiels, testicules et ovaires, et celles qui portent seulement sur les voies génitales.
D'ailleurs, avant d'aller plus loin, nous devons reconnaître que l'appellation devrai, dont nous nous servons pour distinguer les variétés d'hermaphrodisme portant sur les organes internes, ne doit être admise qu'après réserves faites, car en biologie, elle implique non seulement la coexistence des organes mâles et femelles, mais le fonctionnement de ces organes. Elle convient àl'hermaphrodisme normal, doublementfécond, des hirudinées, des gastéropodes, des cestoïdes, etc., mais ne doit être appliquée que conventionnellement aux hermaphrodites anormaux, qui n'ont toujours que des organes incomplets et sont le plus souvent dépourvus de tout rôle sexuel.
Afin d'établir une distinction entre les hermaphrodûmes vrais, nous avions songé d'abord à employer les termes d'hermaphrodisme parfait pour désigner les cas dans lesquels il y a coexistence, chez un même individu, de testicules et d'ovaires, avec ou sans excès dans le nombre des parties et quel que soit l'état des
autres organes.
Le terme d'hermaphrodisme imparfait nous servait à désigner les anomalies qui atteignent les voies génitales, sans aller jusqu'aux glandes avec ou sans excès dans le nombre des parties.
Nous nons sommes aperçu, depuis, que les termes d'hermaphrodisme parfait et imparfait, déjà employés par d'autres auteurs, avec des significations différentes, exigeaient des explications et l'adoption de conventions