II. MONSTRES HETKRALIENS
Caractères du genre épieome, seul reconnu dans cette famille. Epicome de Home.
Dans celte famille, l'individu parasite, très incomplet, réduit ordinairement à une tête, est fixé loin de
l'ombilic du sujet autosite.
L'unique genre reconnu, le genre épicorne, présente les caractères suivants :
Une tète accessoire, imparfaitement conformée, mais complète, implantée, par son sommet, sur le sommet de la tête principale.
Par le mode d'union des deux têtes un épicorne ressemble à un céphalopage, mais il s'en distingue par ce fait qu'un des sujets se trouve réduit à une seule tête, suivie seulement de quelques parties rudimentaires. Ce sujet accessoire reproduit assez exactement le type des monstres ompbalosites que M. Dareste désigne sous le nom de céphalide.
FiG.26i. — Monstre hétéralien. Epicome (Is. Geoffroy Saint-Hilaire).
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Les observations les mieux connues, peut-être les seules, sont celle de Home et de Vottem.
La première est devenue célèbre par les particularités contenues dans son étude ; elle est reproduite, en entier, dans le traité de Geoffroy-Saint-Hilaire.
Cependant tous les faits qui y sont rapportés ne sont pas d'une authenticité absolue ; ainsi il est dit que la tête parasite pouvait, d'une part, exécuter certains mouvements indépendants tout en ayant, d'autre part, des relations assez étroites avec le sujet principal. — Une certaine sympathie aurait été constatée entre les mouvements et les sensations des deux têtes, et se serait manifestée, par exemple, de la façon suivante : Quand l'autosite tetait, on aurait vu la tête parasite prendre une expression de satisfaction évidente, essayer des mouvements de succion et laisser échapper par la bouche beaucoup de salive. Ce fait nous paraît difficile à expliquer.
Le sujet de cette observation est mort accidentellement à cinq ans, celui de l'observation de Vottem n'a pas vécu plus d'une demi-heure après sa naissance.
La rareté de cette monstruosité nous dispense d'en parler davantage.
Tribu II. — Le parasite, implanté extérieurement, est excessivement réduit et très imparfait.
Dans cette tribu, le sujet accessoire est toujours implanté extérieurement sur le sujet principal, mais il est excessivement réduit, très incomplet, et ne représente même, dans certains cas, qu'une masse amorphe absolument semblable aux monstres unilaires parasites que nous avons déjà étudiés,
/j74 monstres doubles PARASITAIRES
Suivant la nature des parties parasitaires, suivant qu'elles représentent des mâchoires, mélangées à quelques autres parties céphaliques, ou des membres surnuméraires, on a affaire à des monstres paragnathiens ou à des monstres polymèliens.