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MAI-FORMATIONS DU COU

chaque coté de la région antérieure de la corde dorsale, en avant des protovertèbres, quatre prolongements qui se développent à la façon d'une côte, s'allongent et se rapprochent de ceux du côté opposé, pour se souder avec eux, en avant de la ligne médiane; ce sont les arcs branchiaux.

Ces arcs sont séparés par des fentes transversales, fentes branchiales ou pharyngiennes, qui aboutissent dans la cavité du pharynx (voir fig. 94 et 95).

Ces fentes existent donc de chaque côté du cou, chez le fœtus, mais disparaissent complètement dans le cours du développement.

Il peut arriver cependant qu'un des états embryonnaires que nous venons de décrire persiste après la naissance; on trouvera alors soit un défaut de soudure des trois derniers arcs branchiaux, sur la ligne médiane, soit une occlusion très incomplète des fentes pharyngiennes. Les conséquences de ces arrêts de développement sont des fistules congénitales du cou.

Dzondi le premier les a signalées et, aprèslui, nombre d'auteurs s'en sontoccupés. Nous les diviserons naturellement, d'après leur siège, en fistules latérales et fistules médianes.

Fistules latérales du cou. — Les fistules latérales, de beaucoup les plus fréquentes, sont bilatérales ou unilatérales; dans ce dernier cas, c'est à droite qu'elles se montrent le plus souvent.

L'orifice externe de ces fistules, situé plus ou moins haut suivant la fente branchiale qui ne s'est point formée, est ordinairement assez étroit, ne permettant même que l'introduction d'une petite sonde ou d'un fin stylet ; il laisse s'écouler au dehors un peu de mucus

clair ou puriforme, parfois mélangé de liquide, ou de bulles d'air, quand les fistules sont complètes et communiquent avec le pharynx et les premières voies respiratoires, ce qui est rare.

Dans un cas étudié par le Dr Février, l'exploration d'une fistule pharyngienne latérale, produisait à chaque introduction de la sonde des phénomènes réflexes assez violents, tels qu'accès de toux, pâleur de la face, battements de cœurs irréguliers ou ralentis (Société de chirurgie, 1892).

Le plus ordinairement, les fistules branchiales sont incomplètes et se terminent en culs- de-sac renflés, dans le tissu cellulaire du cou, exceptionnellement, elles se prolongent plus loin et se dirigent du côté de la cavité thoracique; ainsi dans un cas, rapporté par Schwartz, une fistule latérale du cou avait un trajet remarquablement long et se terminait dans une vaste poche rétrosternale, adhérente aux vaisseaux voisins.

La variété la plus rare est la fistule latérale préauriculaire, fistule de la première fente branchiale; cependant plusieurs observations en ont été citées tout récemment par les docteurs Février, Le Dentu, Marchand, Peyrot et Routier.

En médecine vétérinaire on désigne par les noms de scie ou soyon, une persistance anormale de la première fente pharyngienne très fréquente chez les jeunes porcs et qui a été rencontrée aussi chez le poulain. Les fistules qui en résultent, le plus souvent doubles et bilatérales, s'ouvrent extérieurement un peu au-dessous de la parotide ; elles se terminent ordinairement par un cul-de-sac, mais peuvent aussi communiquer avec le pharynx. La membrane muqueuse à épithélium pavi-

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