MALFORMATIONS DU COU
nmenteux, qui forme leur paroi interne, donne insertion À des poils ou soies. Ces soies s'échappent par l'ouverture extérieure, en un pinceau qu'imprègne continuel- Ilement une matière muqueuse grisâtre, sécrétée par la fiflstule. C'est la présence de ces soies qui a fait donner là cette anomalie, le nom particulier qu'elle porte.
Fistules congénitales médianes .—Ces, fistules pro- \ viennent d'un défautde soudure des arcsbranchiaux. Elles s sont moins fréquentes mais non moins curieuses que les ; précédentes; d'ailleurs elles présentent des formes qui : rappellent ce que nous avons dit des fistules latérales.
Arndt croit voir dans ces fistules médianes une per- • sistance du sillon hypobranchial qui existe normalement i chez l'amphioxus.
Kystes congénitaux du cou. — Ce sont des tumeurs : kystiques, souvent agglomérées, dont l'ensemble forme parfois, au-dessous des mâchoires, une "saillie pouvant atteindre la grosseur d'une tête de fœtus. Le nombre de ■ ces tumeurs est variable; on en a trouvé 3, 4, et même beaucoup plus ; elles occupent les parties antérieures et latérales du cou, s'insinuant même derrière le pharynx et l'œsophage.
Abstraction faite des kystes dits dermoïdes et des inclusions fœtales qui n'ont rien à voir ici, le contenu des kystes dont nous parlons est une sérosité claire, jaune brun, ou jaune verdâtre.
Leur formation est assez mal connue, cependant il parait vraisemblable qu'ils proviennent de la dilatation et de l'oblitération d'un trajet fistuleux. Cette explication établirait donc un rapport immédiat entre la formation des kystes du cou et les modifications de développement des arcs ou des espaces branchiaux.