ANOMALIES DU FOIE ET DE LA RATE
et se logent dans la poitrine. Nous rappellerons que, sur les quatre cas de ce genre que nous avons étudiés chez des bovins, nous avons rencontré un lobe hépatique supplémentaire ne pesant pas moins de 150 grammes. Ce lobe communiquait avec le reste de l'organe par une ouverture ovalaire du diaphragme, mesurant 9 centimètres dans son plus grand diamètre. Nous croyons intéressant de rappeler aussi qu'au niveau même où le diaphragme livrait passage aux lobes supplémentaires du foie, il n'était pas simplement traversé et perforé, mais repoussé en avant, de telle façon que la partie ainsi refoulée, suivant le développement des lobes intra-thoraciques, formait à ceux-ci une enveloppe fibreuse rappelant, par sa disposition, le sac herniaire des exomphales.
L'absence de la rate a été rencontrée chez quelques sujets, mais sa division en lobes, par des sillons plus ou moins profonds, est plus fréquente chez l'homme que chez les animaux. La division est parfois si complète que le sujet parait avoir plusieurs rates, et, tout récemment encore, M. Lucet a vu chez le lapin un cas de rate double par fissuration complète.
La présence de trois rates serait le cas le plus habituel chez l'homme, mais on a rencontré aussi des divisions de la rate en quatre, cinq, sept et même vingt-sept lobes.
L'atrophie oY\Yhyperlropliie congénitales du même organe sont encore des anomalies possibles et devant être signalées.