II PREFACE
Or la pathologie générale varie beaucoup; et avec elle varient ses conséquences thérapeutiques. D'autre part les progrès de la chimie mettent chaque jour à la disposition des médecins un contingent nouveau de ressources médicamenteuses; ce développement excessif de la matière médicale, encouragé par l'espoir légitime de mieux soigner les malades qu'autrefois, a pour résultat inévitable de faire abandonner et même oublier les anciens errements. Ceux-ci d'ailleurs, à la faveur d*un retour toujours possible de doctrines anciennes, peuvent un jour ou l'autre retrouver leur ancienne popularité : multa
renascentur
Dans ce conflit, j'allais dire dans cette cohue, des agents thérapeutiques, on en trouve cependant un certain nombre dont les titres solidement acquis résistent à cette révolution à l'état permanent et constituent les meilleures ressources de la médecine. Ce sont ceux qui, devant leur réputation à des observations cliniques précises et multipliées, ont été consacrés par l'usage et indépendamment de toute doctrine. Dans ce Précis de Thérapeutique qui s'adresse spécialement aux étudiants, nous avons fait une part plus large à ces remèdes définitivement reconnus utiles, tels que la quinine, le mercure, les iodures, etc. Nous avons aussi plus particulièrement insisté sur les sérums et l'opothérapie, qui iTouveaux venus semblent avoir devant eux un brillant avenir et sont d'un usage si répandu qu'il importe de bien connaître leurs caractères et leurs effets. Par contre, nous avons été relativement bref sur un grand nombre d'antiseptiques et d'antithermiqucs, médicaments mort-nés, dont le nom est aussitôt oublié que publié ; et nous n'avons accordé que de courtes notices aux vieux remèdes dont la connaissance n'offre plus qu'un intérêt historique. Être utile aux