‹ Précis de thermométrie clinique généraleChapitre 10 sur 64 · S 3 CO · texte numérisé non relu

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Quant aux registres graphiques ou des courbes therrnométriques, leur forme et le nombre de leurs indications ont varié, comme nous le montrerons, en mentionnant les principaux.

Le docteur H. H. Maurice présente dans sa thèse1 neuf tableaux de courbes thermiques, tous du même modèle, chacun contenant le nom de l’afieclion, l’échelle thermométrique, de 35° à 40°, avec division en dixièmes de degré, et le nombre des jours de la maladie.

Le docteur Duclos2 l’emporte sur plusieurs des observateurs les plus modernes pour la construction de ses cadres graphiques. Effectivement, un de ces spécimens, très-bien imaginé, présente trois courbes, l’une représentée par un tracé large pour la température, une autre, faite avec un tracé fin, pour le pouls, et la troisième, figurée par des points, pour la respiration. Le cadre se compose de: 1°., une co. lonne verticale (respiration) avec le nombre de respirations, de 55 à 10, marquées de 5 en 5; 2°., à côté de celte première colonne une autre (circulation) avec le nombre de pulsations, de 150 à 60, notées de 10 en 10; 3°., à côté de cette deuxième colonne une autre (température) avec les degrés thermométriques, de 41° à 32°, chaque degré étant divisé en cinquièmes avec des intervalles assez larges pour permettre de noter les dixièmes; 4°., cà la partie supérieure, des cases ou divisions pour les jours de durée de la maladie, chacune d’elles divisée en deux colonnes verticalles, une pour la température de la matinée (tracé plus chargé), l’autre pour la température du soir (tracé plus fin). En tète du cadre est écrit le nom de la maladie.

Le docteur Thomas A. Complou 3 a construit un registre graphique assez étendu, dans lequel il mentionne, dans di-

1 Des modifications morbides de la température animale dans les affections fébriles. — Paris, 1855.

2 Quelques recherches sur l'état de la- température animale dans les affections fébriles. — Paris, 1855.

3 Température in acute discase. — London, 1865.

verses colonnes, le sexe, l’âge, le diagnostic, les jours de durée de la maladie, les degrés thermoraétriques (de 105° à 96° Fahrenheit, ou 40°, 5 à 33°, 5 centigrades), chaque degré étant divisé en demi-degrés, avec de larges intervalles qui laissent de l’espace pour marquer les quarts de degré; le nombre des pulsations (dans une colonne transversale et inférieure), et le nombre des respirations (dans une autre colonne transversale au-dessous de la précédente^ au côté droit du tableau est une clef ou accolade qui comprend les degrés extrêmes de la température normale (96° à 98°,5 Fah., ou 35^,5 à 36^9 centigrades) selon le docteur Compton, ce qui n’est pas exact, comme nous l’avons dit.

Le tableau des courbes thermiques du docteur Ladé répond également à un grand nombre d’indications, savoir: 1°., le diagnostic; 2°., l’année, le mois et le jour de l’observation ; 3°., les jours de durée de la maladie, chacun de ces jours étant' divisé en matinée et soirée; 4°., les degrés thermométriques (de 42°, 4 à 32°, 5) avec division en dixièmes de degré; 5°., les limites de la température normale (36°, 8 à 37°, 4), marquées par une bande rouge transversale l.

Le cadre graphique du docteur H. Zorn, de St. Pétersbourg, est des plus curieux. Dans son travail soigneusement écrit sur la Fièvre récurrente (travail traduit en allemand: Die febris recurrens), le distingué et patient observateur de 1 hôpital Ubuchofl montre deux spécimens, Fun pour les cas dans lesquels la température doit être mesurée plusieurs fois par jour, 1 autre pour ceux dans lesquels deux observations journalières sont suffisantes. Le premier modèle se compose de: 1°., une colonne verticale avec les nombres de pulsations, de 124 à 40, lesquels sont marquées de deux en deux sur des lignes transversales (124, 122, 120, etc.) avec des intervalles larges pour permettre de noter les nombres intermédiaires ou impairs; 2°., une autre colonne ver-

Di1 lu température du corps dans les maladies. — Genève, 1866.

ticale (à côté de la précédente) avec les degrés thermométriques, de 42°, 4 à 34°, chaque degré étant divisé en cinquièmes, mais avec de larges intervalles pour qu’on puisse marquer les dixièmes ; 3°., enfin les jours de durée de la maladie, chacun d'eux se trouvant subdivisé en autant de colonnes verticales qu’il y a d’observations faites dans ce même jour, observatins dont l'heure est indiquée en tète de chaque colonne.

Les heures indiquées dans le spécimen sont: 8 et H h. du matin, 1, 3, b et 7 du soir, 1 de la nuit et 4 de la première partie de la matinée; lorsque la température est prise seulement deux fois par jour, les heures sont 8 du matin et 5 du soir. Le deuxième spécimen est analogue au pre. mier avec la différence que la case appartenant à chaque jour est divisée en deux colonnes seulement, l'une pour la température de 8 heures du matin, l’autre pour la température de o heures de faprès midi.

Dans le Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie 'pratiques, 1867, on trouve trois modèles de registres graphiques pour la température. Dans le premier sont mentionnés les jours de durée de la maladie, les degrés thermométriques, de 41° à 36°, dont chacun est subdivisé en demi-degrés; le second modèle (qui est destiné aux types de températures très-rapides) porte, au lieu de l'indication des jours de la maladie, la mention de diverses heures du jour, et les degrés sont subdivisés par cinquièmes; le troisième spécimen (pour type rapide) est analogue au premier, et il a la case de chaque jour divisée en deux colonnes verticales, dont l’une pour la température de la matinée et l’autre pour celle de la soirée.

Parmi les nombreux cadres graphiques tracés en vue de divers états pathologiques par le docteur Wnnderlich, nous remarquons un spécimen qui contient les indications suivantes: I0., une colonne verticale (Resp.) pour la notation des respirations, de 95 à 10, comptées de dix en dix (95, 90, 80, 70, etc.), chaque intervalle se trouve divisé par quatre

lignes transversales pour l’indication des respirations intermédiaires; 2°., une autre colonne verticale (Puis.) parallèle à la précédente pour l’enregistrement des pulsations, de 210 à .40, comptées aussi de dix en dix (210, 200, 190, etc.) et ayant dans les intervalles deux lignes transversales seulement au lieu de quatre comme dans la colonne des respirations; 3°., température (Wàrme) avec une échelle de 42°, 3 . à 34°, chaque degré étant divisé en cinquièmes avec de larges intervalles pour marquer les dixièmes l. En sus de ces indications le cadre en présente encore d’autres, savoir : dans sa partie supérieure, le nom, âge, profession, nationalité, dernière habitation, date de l’invasion de la maladie, jour du commencement de l'observation (Ta g des eintritts in die beobachtung ) et diagnostic; enfin, à la partie inférieure du tableau, des observations sur le cours ( Bemerkungen zum verlauf ) 2. ,

Avant de quitter cette partie de notre sujet, nous ferons remarquer, que nous nous attendions à trouver faits d’après ce modèle les cadres graphiques de diverses maladies, placés par le docteur Wunderlich dans son traité de thermométrie; mais il n’en a pas été ainsi. Dans les 77 registres graphiques de température, par lesquels l’auteur termine son œuvre, on trouve seulement l'indication des jours de durée de la maladie, partagés chacun en matinée et soirée, celle de l'échelle thermométrique et enfin la courbe thermique. Cela est dû probablement à ce que le savant professeur de ^clinique a concentré presqu’exclusivement ses études sur la température.

Dans son mémoire sur la fièvre récurrente observée à Leipzig 3, le docteur Wunderlich présente cinq tableaux dans chacun desquels se trouvent deux courbes, l’un thermique (avec un tracé large), l’autre sphygmique (avec un

‘ Dns Verhalten der Eigemvàrme in Krankheiten. — Leipzig, 1868.

~ Aous supposons que l’auteur entend désigner le cours de ia ternnérature. ' ^

3 Beobachtungen über typhus récurrent in Leipzig.

tracé fin) en rapport avec les échelles particulières du thermomètre et du pouls.

Le docteur J. E. Anfrun 1 moulre deux modèles de registres des' ti'acés thermiques, qui méritent d’être connus. Le premier contient les indications suivantes: 1°., le nom de la salle de l’hôpital; 2°., le numéro du lit; 3°., le mois et jours, chaque jour étant divisé en deux colonnes verticales, I une pour l’observation de la matinée, l’autre pour l’observation de la soirée; 4°., les jours de maladie notés dans la partie inférieure des colonnes des jours du mois; 5°., le nombre des pulsations qui est inscrit au sommet de chaque angle de la courbe qui indique la température, et non dans une colonne spéciale, comme cela se fait généralement, et comme nous l’avons toujours vu faire jusqu’à présent; 6°., dans une colonne verticale les degrés thermométriques, de 42° à 35°, chaque degré étant divisé en cinquièmes avec de larges intervalles pour noter les dixièmes. Le second modèle est identique au premier, ayant seulement de plus une bande rouge transversale indicative de la température normale, modification qui avait été déjà effectuée par le docteur Ladé. Dans quelques uns des tabl&aux du docteur Anfrun se trouve la mention de la médication employée en certains jours. L’innovation d’écrire le chiffre des pulsations au sommet des angles des courbes thermiques pourra faciliter la lecture du tableau, mais elle ne pourra remplacer en aucune manière la courbe sphygmique qui montre clairement à la vue les oscillations du pouls et leur rapport avec celles de la température.

En dernier lieu nous mentionnerons le tableau des courbes thermiques tracé par le docteur Labbée "2. Ce registre comprend: 1°., le diagnostic; 2°., la région ou la partie sur laquelle le thermomètre a été appliqué; 3°., la salle et le

1 De la valeur diagnostique et pronostique de la température et du poids dans quelques maladies. — Paris, 1868.

2 Recherches cliniques sur les modifications de la température et du poids dans la fièvre typhoïde. — Paris, 1869.

n.° du lit; 4°., les jours du mois ; 5°., les degrés thermométriques, de 42° à 38° ou de 41° à 37° avec division par cinquièmes ou par dixièmes de degré.

Tels sont les principaux registres de courbes tbesmométriques qu'on trouve décrits et tracés dans les écrits des auteurs. La plupart d’entr’eux sont satisfaisants pour l’étude spéciale du cours de la température, mais lorsqu’il s’agit de l’étude comparative des variations de la coloritication avec celles de la circulation et de la respiration, ils ne nous paraissent pas offrir toutes les conditions nécessaires pour une observation rigoureuse. Les cadres que nous avons tracés pour atteindre ce but, et dont nous avons fait usage depuis plusieurs années déjà, sont de trois foimes eu rapport avec les exigences d’une observation plus ou moins rigoureuse. Nous donnons ici trois spécimens de ces tableaux :

Modèle n.* 1

Salle Lit n.° r Date (mois et année)

Diagnostic ■ ; •

Sexe Age Constitution Profession

Jour du mois

Jour de la maladie

Degrés thermomét. c.

Observations

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