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TEMPÉRATURE PARTIELLE OU TOPIQUE

La température pathologique peut offrir des variations sous un autre point de vue, qui mérite d'être considéré. Nous voulons parler de l’étendue dans laquelle se manifeste la chaleur morbide, qui peut se circonscrire à une partie du corps plus ou moins limitée, ou à un organe ou portion d’organe, ou se généraliser à tout l’organisme. De là vient a distinction en température générale, centrale, du sang ou interne, et température locale, topique ou partielle. Nous avons traité de la température générale, représentée par la température de l’aisselle, nous allons nous occuper maintenant de la température partielle, dont la connaissance est moins importante, et qui, pour cette raison, n’a pas été l object d’aussi persévérantes investigations.

Les observateurs se sont livrés à des recherches pour savoir si dans les inflammations et dans les régions du corps atteintes de quelqu’autre maladie, la température s’augmentait ou si elle s'y trouvait plus élevée que dans les parties congénères et sur les autres points de l’organisme.

Dans cette vue, des observations ont été faites, soit sur des parties spontanément prises d’inflammation, soit sur des parties où l’inflammation avait été artificiellement provoquée. Dans l’un et dans l’autre cas Hunter avait constaté une élévation de la température locale, fait qui avait été vérifié par un grand nombre d’autres observateurs, mais . qui cependant avait trouvé quelques contradicteurs.

Dans deux cas de stomatite simple le docteur Roger nota 37°, 75 et 38° dans la bouche, et 37°, 5 dans l’aisselle. Chez

an malade atteint d'inflammation de la veine fémorale droite avec tuméfaction de tout le membre inférieur, le thermo* mètre appliqué sur ce membre malade marqua 38°, 5, tandis qu'il ne marquait que 36°, 5 sur l’autre côté. Une pareille élévation de température a été rencontrée aussi dans la lymphangite de la jambe et dans l’érysipèle. D’après les auteurs du Compendium de médecine pratique l, qui ont observé les cas dont nous venons de parler, on rencontre ordinairement une augmentation de i° à 2° de température sur la surface enflammée qui entoure et limite la gangrène.

Nous avons actuellement dans notre service de l'hôpital S. José un malade de trente quatre ans, de tempérament sanguin, de forte constitution, de stature régulière et dont la profession est celle de cultivateur à la campagne ; ce sujet est affecté de lymphangite consécutive cà une moisure de rat sur l'articulation de la première phalange avec la seconde phalange du doigt médius de la main droite. L’examen thermo-sphygmo-pneométrique a donné les résultats suivants :

l Tome vin. — Paris, 1846.

Jours de la maladie

Points d’applcation du thermomèlre

De 9 à 10 heures du malin

De 3 à 4 heures du soir

Température

en

eu

Respiration ,

Température

Respiration

Aisselle

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