FORMES* DU COURS DE LA TEMPÉRATURE
En considérant d’une manière générale la durée du cours de la température pathologique dans les diverses maladies, les observateurs ont établi les formes ou types suivants :
1°. Type très-rapide. — Il est caractérisé par une période d'invasion de deux à trois heures, une période d'état de .quatre à huit heures, une période de défervescence de deux à quatre heures. Sont compris sous ce type les accès de lièvre intermittente, la fièvre éphémère, etc.
2°. Type rapide. — Première période ou d'augment de douze à trente-six heures ; seconde période ou de fastigium de trois à neuf heures ; troisième période ou de défervescence d’un à deux jours. Ce type est celui des maladies inflammatoires aiguës (pneumonie, angine, pleurésie), des fièvres éruptives (scarlatine, rougeole), et des fièvres graves (typhus, pyémie, fièvre puerpérale).
3°. Type progressif , graduel. — Augment de trois à cinq jours ; fastigium de deux à trois septénaires; défervescence de trois à cinq jours. Ce mode s’observe dans les fièvres typhoïdes.
4°. Type oscillant.-— Augment de deux à cinq jours, fastigium de deux à quatre septénaires, défervescence de trois à sept jours. On le trouve dans le rhumatisme de marche irrégulière, les fièvres éruptives anomales, les fièvres typhoïdes irrégulières l.
Ces types, comme prend soin de nous en avertir le docteur Hirtz, ne doivent pas être admis comme absolus; outre qu’ils peuvent se combiner entr’eux, ils sont encore sus. ceptibles d’autres modifications dues à des circonstances accidentelles, lesquelles peuvent procéder soit de complica-
1 Nouv. dict. de méd. et de chirurg. pratiques, t. vi. — Paris, J 867.
tions, soit de l’exagération des phénomènes propres de la maladie, soit du traitement employé.
En comparant les différentes périodes du cours de la température pathologique sous le point de'vue de la durée, on trouve qu’en général elles conservent entr’elles un cer tain rapport, qui promet, par la connaissance de l'une, de juger des autres. Ainsi, une période d'augment rapide fait supposer les deux autres périodes également courtes, de quelques heures seulement, comme dans la fièvre intermittente ; iorsque la première période est lente, les deux autres doivent l’être dans la môme proportion ; enfin, quand la première période se présentera avec une marche oscillante, il y aura lieu d’espérer que les périodes d’état et de terminaison offriront un caractère analogue.