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DES PARTIES DU CORPS AUXQUELLES S’APPLIQUE LE THERMOMÈTRE

DE LEUR GHOIX

On peut appliquer le thermomètre k toutes les parties du corps afin de mesurer leur température. Mais lors qu’il s’agit d’évaluer la température générale, les médecins ne sont plus d’accord sur la question de savoir quelle est la région le mieux appropriée à cette recherche; l’aisselle, la main fermée, la bouche, le vagin, et le rectum ont été les pasties généralement choisies pour les observations thermométriques.

L’aisselle est la région à laquelle, avec raison, l’on donne la préférence, sauf certains cas spéciaux, parce qu’elle joint à la facilité et à la commodité pour l’application du thermomètre un degré suffisant de précision pour la température; située près du centre du corps, garantie de la déperdition du calorique par le bras rapproché du tronc, l’aisselle présente effectivement des avantages sur toutes les autres parties. Les constatations peuvent être effectuées en cet endroit sans offenser la pudeur, même la plus délicate.

Dans la bouche le thermomètre donne des résultats variables et peu précis à cause des courants d’air, qui entrent et sortent incessamment par les fosses nasales, et cela malgré le soin qn’on peut avoir de placer le réservoir sous la langue et de faire appliquer aussi exactement que possible les lèvres autour de la tige. Quelques malades se refusent à recevoir dans leur bouche un thermomètre qui peut avoir été introduit dans d’autres cavités; et, de plus, on ne peut pas chez certains sujets faire cette exploration par la bouche en raison de la difficulté ou de l’impossibilité de la respiration par le nez, condition qui est indispensable pour l’examen thermomélrique de cette région.

La température de la main, fermée sur le réservoir du

thermomètre, est en général inférieure à celle du corps, et de plus elle est sujette dans cette région à de nombreuses variations.

Le vagin et le rectum sont des parties qui se prêtent difficilement à des examens thermométriques répétés ; outre l’incommodité de l’introduction du thermomètre dans ces cavités, cette introduction est ordinairement répugnante pour le malade et pour le médecin, et la température varie avec la profondeur à Laquelle atteint l’instrument, circosntance qui déjà avait été notée par Hunter1. 11 est cependant des cas dans lesquels l'introduction du thermomètre dans l’anus est opportune; cela a lieu quelquefois poulies nouveau-nés, pour les sujets excessivement affaiblis, et aussi, d’après le dr. Hirtz, pour les aliénés et les cholériques, ce qui nous paraît devoir être beaucoup plus difficile. Quoiqu’il en soit la condition essentielle est que le réservoir tbermométrique soit totalement introduit dans la cavité rectale.

Dans nos observations cliniques la température du corps a été mesurée, pendant une certaine période, dans la bouche, dans la paume de la main fermée et enfin dans faisselle; plus tard nous avons restreint notre examen thermométrique à l’aisselle seulement. Pour l’étude comparative de la température des diverses régions de la périphérie nous avons appliqué successivement le thermomètre sur la tête, la poitrine, l'épigastre, l’hypogastre. le pli du bras (l'avant bras étant fortement fléchi sur le bras), sur le milieu de la face interne de la cuisse, au creux poplité (la jambe étant fortement fléchie sur la cuisse), et enfin à la plante du pied. Pour toutes ces constations nous avons tracé le registre thermoinélrique suivant :

1 Ce médecin avait trouvé que c'était seulement quand le thermomètre arrivait au niveau du bulbe de l’urèthre qu’il révélait la température générale du corps (Forget, De l'influence que les maladies exercent sur la chaleur animale, pag. 10. — Paris, 1832).

en

N.° du lit

Age

Constitution

| Poitrine

CO

"CL

Hypogastre

j Creux poplité

Cuisse

CL

Ôu

Dans des cas particuliers, et dans un but déterminé, nous avons fait aussi l’application du thermomètre à d’autres parties du corps. Mais, par ce que nous venons de dire, on voit que dans les cas ordinaires de la clinique c’est l’aisselle qui est la partie préférable pour la constation de la température générale. Lorsqu’il s’agira de l’évaluation de la température locale le thermomètre devra être appliqué d’abord sur la région, qu’ou se sera proposé d’explorer sous ce point de vue, puis sur la région congénère si elle existe, et enfin à l’aisselle. De cette manière on connaîtra non seulement le degré de chaleur de la partie explorée, mais aussi ses rapports avec la chaleur générale et avec celle de la partie homologue.

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