j Sous la langue
( Aisselle
Dans un autre cas de stomatite plus intense (avec abondante salivation et dépôt considérable de matière pultacée sur la muqueuse) que nous avons observé sur un malade âgé de trente ans, de tempérament mixte et de constitution moyenne, admis dans notre service, nous avons recueilli par Texamen thermo-sphygmo-pneométrique les résultats suivants :
Points d*application du thermomètre
Bouche
Aisselle
Bouche
Aisselle
Bouche
Aisselle
Bouche..
Aisselle
Bouche . . .
Aisselle
1^ e \ Bouche
*"• I Aisselle
1 Bouche
I Aisselle
Bouche
Aisselle
Bouche
Aisselle
Bouche
Aisselle
Bouche
Aisselle
Bouche
Aisselle . .
Bouche
Aisselle
jg e i Bouche
I Aisselle
j Bouche
i Aisselle
J Bouche
I Aisselle
Bouche
Aisselle
Bouche
Aisselle
De 8 à 9 heures du matin
mm*
De 3 à 4 henres du soir
Il est à propos de faire observer: 1*", que dans la bouche le thermomètre a été appliqué sur les points qui étaient les plus affectés, tantôt sous la langue, tantôt sur elle, quelquefois entre les lèvres et les gencives, d'autres fois à la face interne des joues; 2**, que le malade est resté plusieurs jours soumis à une diète sévère, ne pouvant prendre d'aliments à cause de la douleur que lui causait la mastication.
Les résultats de ce tableau sont:
1°. Que la plus haute température constatée dans la bouche a été de 38^,4 le soir (au 7*°^® jour de la maladie, S*"*** de l'observation), et que la plus haute température prise dans l'aisselle a été de 38,6 (au 6*"*® jour de la maladie); que les plus basses températures, tant qu'il y a eu fièvre, ont été de 38® dans la bouche, et de 38°, 1 à l'aisselle, et qu'une fois la fièvre éteinte, ces plus basses températures ont été de 36^2 à la bouche (pendant le 14*°»« jour), et de 36® à l'aisselle (encore pendant le 14*°^® jour).
2®. Que plusieurs fois la température de la bouche a été trouvée supérieure à celle de l'aisselle.
Nous avons appliqué, comme nous venons de le montrer, le thermomètre sur des parties externes enflammées, et nous avons comparé leur température avec celle des parties saines correspondantes. Nous avons poussé plus loin notre observation en introduisant cet instrument soit dans l'intérieur de foyers purulents préalablement vidés, soit dans le tissu cellulaire sous-cutané, et en notant la température prise dans ces profondeurs, ainsi que celle de la périphérie ou des environs de ces mêmes foyers.
Une circonstance qui, en raison de son importance pour l'appréciation de la température locale, doit fixer l'attention de l'observateur, c'est l'intensité de l'inflammation. C'est pour n'avoir pas suffisamment tenu compte de cette circonstance que de notables divergences se sont produites entre des observateurs distingués. Les uns affirment qu'il n'y a pas d'élévation de température dans la partie enflammée, d'au-
très prétendent que raccroissement de chaleur y est considérable; les uns admettent que la température générale monte plus ou moins sous l'influence d'une inflammation extérieure, tandis que d'autres déclarent que la température naturelle du sujet se maintient dans ses limites normales; enfin les uns disent que, quelle que soit l'élévation de chaleur d'une partie enflammée, cette chaleur n'atteint pas la température interne ou du sang, tandis que d'autres croient que la température locale dans une région enflammée peut être égale à la chaleur interne normale ou même la dépasser.
L'analyse des observations et des expériences entreprises pour éclairer ce point en litige fournirait matière à une discussion très étendue. Nous allons présenter les faits de notre propre observation, et nous en déduirons les conclusions qui nous paraissent en découler naturellement.
L'observation nous a appris que lorsque l'inflammation est légère, de peu d'intensité et sans augmentation de la température générale, la température locale n'éprouve pas d'altération, ou ne s'élève que très peu (de quelques dixièmes de degré) relativement à la chaleur de la partie congénère ou d'autres points de la périphérie du corps, sans atteindre jamais le niveau de celle de l'aisselle. Nous citerons, pour exemple, un cas d'orchite du côté droit, observé sur un individu de vingt quatre ans, de tempérament lymphatique, de constitution moyenne et de stature régulière. La maladie datait de quatre jours; le testicule droit était plus volumineux que le gauche, douleureux à la pression, et le tégument qui le recouvrait était rouge; Torchite était peu intense- L'examen de la température, du pouls et de la respiration donna les résultats suivants:
A 4 heorei du soir
Parties explorées
Aisselle
4/ \ Testicule malade
Testicule sain .
Aisselle
K." I Testicule malade
Testicule sain .
Aisselle
• 6.* I Testicule malade
Testicule sain .
Au dernier jour mentionné (3*"« d'observation, et 6*°^® de la maladie) le testicule ne présentait déjà plus de symptômes d'inflammation.
Lorsque l'inflammation cutanée est de médiocre intensité, et qu'elle n'arrive pas au point de causer une réaction générale, lorsque la température de l'aisselle se maintient dans ses limites normales, la chaleur de la partie affectée s'élève jusqu'à dépasser de 0^,5 à 2° celle des parties saines, sans atteindre le niveau de la température générale. Nous pouvons donner comme exemple le cas d'une ér)^sipèle bulleux que nous avons observée sur la cuisse gauche d'un malade de soixante cinq ans, de tempérament sanguin, de forte constitution, de stature régulière, exerçant la profession de domestique, lequel était entré dans notre service à Thôpital S. José le 5 mai 1869, et en était sorti guéri le 14 du même mois. Ce sujet avait été vacciné étant enfant, et n'avait eu aucune flèvre éruptive. L'érysipèle datait de quinze jours et commençait à décliner.
L'application du thermomètre sur la cuisse malade et en suite sur le point correspondant de la cuisse saine et dans l'aisselle donna les résultats suivants:
Points d^appication du thermomètre
Aisselle