fe-e période) ^av^^aWe) j lente |rémit'tenle, irrégulière
ou de \ Période ago-, descendante (défervescence agonique
terminaison/ ni^ue (ter-\ ( égale, régulière
minaison iascendante.. j rémittente mortelle) v ' irrégulière
Période ou stade amphibole. — Quelques observateurs admettent avec le docteur Wunderlich une période du cours de la température à laquelle ce célèbre professeur de Leip-
zig a donné la qualification de amphibole K C'est une période qui tient le milieu entre le fastigium et la défervescence, et dans laquelle la chaleur se montre incertaine, vague, irrégulière, avec de notables oscillations, et cela pendant un temps variable qui peut se prolonger quelquefois pendant une semaine et même plus. Il est des cas dans lesquels certaines de ces variations peuvent être attribuées soit à des accidents de ta maladie soit aux moyens thérapeutiques employés; mais il est d'autres variations dont on ignore la cause. On observe cette période dans des maladies graves telles que le typhus et la méningite epidémique. Il nous a semblé que cette période amphibole, dans laquelle les maxima de chaleur ne sont pas ordinairement aussi élevés que dans le fastigium, ne constitue pas une période distincte, et qu'elle est tout au plus la prolongation du fastigium irrégulier.
Tous les observateurs n'ont point adopté la division des formes de défervescence de la température pathologique que nous venons d'exposer et qui nous parait exprimer le mieux les faits. Les docteurs Traube, Wunderlich et Spielmann admettent trois types de défervescence ; I .^ défervescence rapide lors qu'en l'espace de douze à trente six heures la température décroit de ^^5 et plus, ce qui s'observe principalement, lors que la diminution de la chaleur a lieu non seulement de la soirée à la matinée, mais aussi de la matinée à la soirée; 2.*, défervescence graduelle (protrahirte Defervescenz), lorsque l'abaissement de 1^,5 a lieu en deux ou trois jours ; 3.^, défen^escence lente, lorsque cette diminution de la température s effectue en un plus grand nombre de jours. Cette division entre très bien dans le cadre que nous avons adopté.
Dans la troisième période la température descend sou-
* Du grec amphibolog, ini^rtaÎD, ambigu ; dérivé de amphi deux et balloy jeter.
vent, comme nous l'avons dit, au dessous de la normale ou moyenne physiologique; ordinairement on observe cette particularité lorsque Télévation thermométrique a été très forte ou très prolongée et suivie d'une défervescence rapide ; on l'observe aussi lorsque les sujets ont subi pendant un long espace de temps une diète sévère ou qu'ils ont souffert d'hémorrhagies copieuses.
En général à mesure que la température revient au degré normal, les symptômes fournis par la circulation, la respiration et les autres fonctions disparaissent, et souvent alors se montrent des phénomènes dits critiques (sédiment dans les urines, sueurs, etc.)> auxquels on attachait autrefois une très grande importance. Il convient cependant de noter qu'il n'existe point de corrélation absolue entre les oscillations thermiques et les variations sphygmiques et pneutiques; quelquefois la chaleur décline plus promptement que les autres phénomènes, lesquels, fréquemment, cessent de suivre une marche parallèle à la défervescence qui traduit mieux que le reste l'abaissement ou la chute de la fièvre et l'amélioration progressive du malade. Lorsque la température et la fréquence du pouls descendent au dessous de la moyenne normale, ordinairement la chaleur revient à son point régulier avant le pouls.
La durée de la défervescence varie dans les différentes affections, mais elle se montre presque constante dans chaque espèce nosologique.
Il n'y a pas de relation constante entre la durée de la défervescence et celle des deux premières périodes ; mais on peut dire qu'en général la défervescence rapide coïncide avec les périodes antérieures de courte durée (comme dans la fièvre intermittente, la pneumonie aiguë, la variole, l'érysipèle, etc.) ; la défervescence lente se rencoatre avec la période d'augment étendue à quelques jours et le fastigium prolongé ou de quelques septénaires (fièvre typhoïde) ; la défervescence oscillante succède aux périodes d'ascension et
de fastigium oscillants, comme cela s'observe dans les maladies, dont le cours est anormal.
Nous avons déjà mentionné dans la partie historique de ce travail l'opinion du docteur Traobe au sujet de» jours dans lesquels se manifeste la défervescence rapide, qu'il nomme crise, et qui aurait constamment lieu pendant un jour impair, en commençant à compter les jours à partir de l'invasion de la maladie. Le docteur Traube compte les jours par chaque vingt quatre heures 'écoulées depuis le frisson initial de l'affection ; si elle a commencé à dix heures du matin par un frisson, la fin de la première journée se trouvera être au jour suivant à dix heures du matin, de sorte que tous les phénomènes qui se sont passés entre ces deux moments sont compris dans la première journée. En calculant de cette manière l'éminent clinicien a trouvé que toutes les crises se produisaient par jour impair; et pour appuyer son assertion il fournit la statistique suivante ;
Dans 27 cas de diverses maladies dont la température fut mesurée, il a noté:
Dans 18 cas de pneumonie (2 au 3.°*® jour, 7 au 5.™% 8 au 7."^% 1 au 9."*0:
Pneumonie avec
Péricardite; 1 au 7.'°®jour
Glossite; 1 au S.^'^jour
Erysipèle; 1 au 7.°*® jour, 1 au 5.™®
Dysenterie; 1 au 9.™® jour
Rougeole; 1 au 3./"® jour, 1 au 7."«
Rhumatisme; 1 au 3."*® jour, 1 au 11. "«
Le docteur Wunderlich se fondant sur un nombre beaucoup plus considérable de cas de sa prope observation, n'a trouvé en aucune manière la confirmation des résultats recueillis par Traube.
Les observations du docteur Spielmann et de quelques autres praticiens et enfin les nôtres propres, comme nous le montrerons dans la thermométrie clinique spéciale, ne sont
pas plus favorables à ropinion du savant médecin de Berlin.
Température hypophysiologique. — Nous avons dit que pendant la défervescence, ou déclin et terminaison des maladies, la température descendait parfois au dessous de la moyenne physiologique pour remonter ensuite au niveau normal. Le docteur Ladé appelé ces rémissions ou chutes considérables de chaleur températures basses ^; nous leur donnerons la dénomination de températures hypophysiologiques.
On constate fréquemment ces températures dans un grand nombre d'affections, et elles expriment ordinairement la faiblesse générale due à la maladie ou à des phénomènes survenant pendant son cours (hémorrhagie copieuse, diarrhée colliquative), à la diète et même aux moyens thérapeutiques employés; dans quelques cas elles sont le signe du coliapsus qui, dans certaines affections, alterne avec la fièvre (pyémie, fièvre puerpérale, elc).
Le docteur Ladé a observé la température^ de 33* et quelques dixièmes sur un malade de la clinique chirurgicale du docteur Billroth, à Zurich, 18 heures avant la mort du sujet; la moitié ou les deux tiers de la superficie du corps de cet homme avaient été brûlés par la vapeur. Le même clinicien a noté une température encore 'plus basse chez un vieillard qui était tombé d'une hauteur de 40 pieds et s'était fracturé la 4*"'« et la 5*°^® vertèbres cervicales, et les 9*°^® et 10*"® dorsales; le jour qui suivit l'accident le thermomètre, placé dans l'aisselle, marqua 32^,5 ; ce même jour, dans la soirée, le thermomètre monta à 34^,8 ^.
Les températures hypophysiologiques, lorsqu'elles ne se manifestent pas pendant la convalescence, précèdent souvent la mort, et sont alors du plus fâcheux pronostic.
On observe aussi les températures hypophysiologiques pen-
^ Op. cit., pag. 24.
2 Op. cit., pag. 27 et 28.
dant la matinée dans les maladies chroniques qui affectent plus ou moins profondément la nutrition (tuberculose lente, •épanchement pleurétique, maladie de Bright chronique, etc).
Dans la convalescence la température hypophysiologique est un phénomène temporaire qui disparaît avec la cause qui l'a amené.
Enfin nous noterons que l'abaissement considérable de la chaleur constitue un symptôme capital du sclérëme, dont nous avons déjà parlé, et dont nous traiterons dans la thermométrie cUnique spéciale.
Température post mortem. — Après le décès la température peut présenter diverses modifications. Ordinairement la chaleur baisse aussitôt après la mort et d'autant plus rapidement que la chaleur a été plus basse au moment du décès. Sur un homme de 58 ans qui fut admis dans notre service pour une hémorrhagie cérébrale, à laquelle il succomba quatre heures après son entrée (à huit heuries du matin) le thermomètre indiqua 36^5, une heure avant la mort. Cet instrument, constamment appliqué à l'aisselle, marqua à huit heures et un quart (un quart d'heure après la mort) 35^,6, et de quart d'heure en quart d'heure il donna les températures suivantes jusqu'à une heure ei demie de l'après midi où le thermomètre s'arrêta à 15®, ce qui était la température de la salle: 35°,6 (à 8 h. VO; 35^4 (à 8 h. Va); 35^0 (à 8 h. VO; 34^6 (à 9 h.); 34^0 (à 9 h. VO; 33°,4 (à 9 h. Vf); 32^8 (à 9 h. VO; 32^2 (à 10 h.) ; 3^^6 (à 10 h. Y*); 31^0 (à 10 h. Va); 30^6 (à 10 h. Vi); 30°,0 (à 11 h.); 29^6 (à 11 h. VO; 29^0 (à 11 h. Va); 28°,4 (à 11 h. VO; 27^0 (à midi); 25^6 (à 12 h. V*); 23^8 (à «2 h. Va); 20^,6 (à 12 h. Vi); 18^0 (à 1 h. après midi); 15^8 (à 1 h. VO; IS',0 (à 1 h, Va).
Mais il arrive quelquefois que la température s'élève plus ou moins et arrive même a dépasser le maximum observé pendant la vie. Lorsque l'élévation de la température est minime et seulement de quelques dixièmes de degré, Tascen-
siOQ ttiermométriqne se produit pendant une heure ou un peu plus, alors elle reste stationnaire, puis elle décline, lentemei\t d'abord, et plus tard avec rapidité; lorsque l'élévation de la température est plus considérable et de beaucoup supérieure au degré normal, l'abaissement ne s'opère que lentement, comme cela a été observé dans le tétanos, dans le choléra et dans quelques maladies fébriles, pendant lesquelles la chaleur a été en augmentant jusqu'au moment du décès *•
Quelle est la cause de cette élévation de température posi mortem ?
Quelques observateurs ont imaginé des hypothèses qui, en réalité, ne rendent point un compte satisfaisant de ce phénomène. On l'a attribué: 1.^, à la suspension de la respiration et de la sécrétion cutanée qui sont deux causes de diminuition de température; 2.^, à la continuation pendant les premiers moments qui suivant la mort, des processus chimiques, qui sont la source de la chaleur animale; 3.®, aux modifications par lesquelles passerait le tissu musculaire après la mort, modifications qui produiraient de la chaleur qui compenserait pendant un certain temps le refroidissement cadavérique'. Ce sont là des hypothèses qui manquent de fondement et qui expriment tout au plus la bonne volonté d'expliquer des phénomènes dont la cause nous est inconnue. Dans la thermogénie nous traiterons des théories proposées pour expliquer la température pathologique.
* Jaccoud, Traité de patholagie interne, 1. 1*'.— Paris, 1869.
* Jaccoud, Op. cil.