ET LA RESPIRATION
Nous considérerons seulement ici les mouvements respiratoires. La relation entre le degré de la température et la fréquence de la respiration est encore moins précise et. moins constante. Bien qu'on puisse affirmer qu'il existe un certain rapport entre les deux phénomènes, on doit ajouter que cependant ce rapport n'est pas proportionnel. On ne peut d'après la fréquence de la respiration mesurer l'élévation de la température, pas plus que d'après le même fait on ne peut apprécier la fréquence du pouls. Les faits analysés par un
* Nouv, dict. de méd. et de chir. pratiques^ t. vi. — Paris, 1867.
* Gazette des hôpitaux^ n. 47, 20 avril. —Paris, 1867.
grand nombre d'observateurs et ceux observés par nous même attestent la vérité de cette proposition.
Avec les observations thermométriques que nous avons mentionnées il y a quelques instants on peut composer le tableau suivant:
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Ce tableau montre avec évidence combien est variable la relation entre le nombre de degrés de la température et le nombre des respirations. Dans la tbermométrie clinique spéciale nous rencontrerons à chaque pas la confirmation de ce que nous venons de dire à ce sujet.
De cette formule on peut déduire que pour déterminer la relation de la température et du pouls dans Tétat patbologique comme dans l'état physiologique, il su£Qra d'ajouter deuK chiffres au quotient du nombre de degrés de la température anormale divisé par le nombre des pulsations du malade et diviser par 0,51.
Pour déterminer la relation de la température avec la respiration on devra procéder de la même manière, en remplaçant dans la proportion ci-dessus établie le nombre de pulsations par le nombre de respirations par minute. Ainsi:
R représente le nombre normal de respirafions par minute (R ==: 20) et R' le nombre de respirations par minute chez le malade.
La déduction à tirer de cette formule est que, pour obtenir le rapport de la température et de la respiration du malade avec la normale, il suffira de joindre deux chiffres à cette relation ou au quotient de la température anormale divisée par la respiration du même malade, et diviser le résultat par 1,85.
Mais il n'est pas indispensable d'avoir recours à ces forroules qui exigent un certain travail de calcul; comme le but principal est l'appréciation des modifications que subissent la chaleur, la circulation et la respiration dans le cours des maladies, des registres bien tracés montrent suffisamment à l'œil les oscillations de ces trois fonctions.
On a admis dans la température certaines modifications ou variétés auxquelles on a donné des dénominations spéciales, telles que chaleur halilueuse, sèche, acre, raordicante, ardente ou brûlante; chaleur idiopathique (lorsqu'elle se manifeste dans la partie malade), chaleur sympathique (lorsqu'elle se produit dans des parties autres que celle qui est
affectée) ; chaleur erratique (lorsqu'elle se transporte rapidement d'un point à un autre), etc. *
Ces variétés de température, qui ne sont point indiquées par le thermomètre^ n'ont pas actuellement l'importance qu'on leur attribuait autrefois.