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RELATION DE LA TEMPÉRATURE AVEC LES SUEURS

En général les sueurs, par elles seules, ne modifient pas la température; leur apparition, leur accroissement ou leur diminution ne produisent pas des oscillations équivalentes dans la chaleur, laquelle suit son cours quand même.

Mais les sueurs accompagnent fréquemment les grands abaissements de température.

Le docteur Traube, qui ne croit pas à l'influence des sueurs sur la température, a noté cepandant que lorsque vers le déclin des maladies il survenait des sueurs copieuses, celles-ci suivaient à peu près constamment la diminution de la chaleur.

Le même médecin pour vérifier si les sueurs abondantes causaient l'abaissement de la chaleur, provoca artificiellement la transpiration par lés procédés hydrothérapiques, les sueurs apparurent en effet, mais la température ne diminua pas.

Pour le docteur Jochmann les sueurs des phthisiques sont de deux espèces; les unes, qu'il appelé symptomatiques et qui surviennent ordinairement la nuit, ne sont pas accompagnées de modification de température ou tout au plus de quelques exacerbations; les autres, que l'auteur nomme critiques et qui apparaissent pendant le cours de la journée, sont accompagnées de diminution de la chaleur.

* Forget, De Vinflumce que les maladies exercent sur la chaleur animale, pag. 18. -r Paris, 1832.

Le docteur Thierfelder a remarqué que lorsque les sûeùrd se manifestaient dans la fièvre typhoïde en un jour pendant lequel il n'y avait pas de rémission de température, elles ne diminuaient pas la chaleur, mais que si elles survenaient dans des jours où il y avait abaissement de la température, cet abaissement se trouvait encore être augmenté par elles.

Tous les praticiens ont observé au déclin des maladies l'apparition de sueurs plus ou moins abondantes, accompagnant la diminution de la chaleur et une amélioration à marche parallèle dans Tétat du malade. Mais les sueurs ne constituent pas le phénomène capital de la crise; elles peuvent se produire, mais aussi elles peuvent manquer, tandis que la diminution de la température est un phénomène constant dans la période de déclin des maladies. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner si les sudamina n'exercent, comme on l'a constaté, aucune influence sur la chaleur pathologique.

On peut établir que dans les deux premières périodes du cycle fébrile (augraent et fastigium) la sécrétion de la sueur diminue, et que dans la troisième période (défervescence) elle augmente et devient quelquefois très copieuse. Lorsque dans les périodes d'augrocnt et de fastigium de la fièvre il se produit des transpirations abondantes, c'est ordinairement une circonstance qui annonce de la gravité; nous disons or-^ dinairement parcequ'il existe des maladies dans lesquelles les sueurs sont un phénomène habitueh

La science ne possède pas encore, à propos de la compo* sition de la sueur fébrile, des observations suffisantes per* mettant d'arriver à des conclusions certaines. Le docteur Meissner a trouvé, dans le cours d'une fièvre typhoïde et dans le cours d'un rhumatisme aigu, une diminution d'urée dans la sueur.

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