CONCLUSION
arrivées de la pauvreté primitive à l’aisance dont elles
jouissent en général aujourd’hui.
Laisser le capital naître, s’associer, remplir son rôle bienfaisant de père nourricier du progrès ; ne pas s’ingérer dans le travail pour l’immobiliser dans des cadres étroits et fantaisistes, le laisser se répartir suivant les besoins sociaux ; respecter et protéger contre toute atteinte la propriété et l’héritage; permettre aux divers intérêts de discuter et de contracter librement entre eux, ne pas s’ingénier à soustraire les individus aux conséquences de leurs actes, voilà ce qu enseigne 1 économie politique.
A tout prendre, les améliorations effectuées dans la destinée matérielle et intellectuelle de 1 ensemble des hommes, non seulement depuis les temps historiques, mais simplement depuis le commencement de ce siècle, valent mieux que les simples promesses des socialistes, qui à l’ordre social naturel veulent substituer
les combinaisons de leur cerveau.
Sans doute il y a des misères dans ce monde et il y en aura toujours; c’est à la charité à les adoucir avec intelligence, de façon à ne les pas perpétuer en amollisant les courages. Mais ces misères ne sont rien auprès de celles des anciens temps et de certaines civilisations qui existent encore aujourd’hui à côté de nous, en Afrique et en Asie.
Les lois qui président au capital, au salaire, à la répartition des richesses sont aussi bonnes qu’inéluctables. Elles amènent l’élévation graduelle du niveau
humain.
On a l’habitude de parler toujours de la question sociale, qui n’est que l’aspiration intense chez le travailleur contemporain vers une situation meilleure, plus assurée, plus respectée. Si l’on dégage cette aspiration