CONCLUSION
ït
vers l’idéal de tout sentiment de basse jalousie, on peut dire que les lois économiques n’ont rien de contraire à
sa réalisation graduelle.
Elles ont déjà beaucoup contribué à l’amélioration du sort de tous ; mieux observées encore, elles y contribueront davantage.
Dans la dissémination des capitaux, dans les modes variés de l’entreprise et du salaire, dans les combinaisons infinies de l’association et de l’assurance libre et spontanée, elles offrent à l’humanité des ressources qui dépassent de beaucoup celles dont pourrait user, en puisant dans les coffres publics et en opprimant la nation, le socialisme d’État.
L’étude de ces lois conduit à la conclusion, qui ne saurait être sujette à critique au point de vue moral, que tout progrès doit être acquis et mérité par de longs eflbrts personnels. La science économique n’ôte donc nullement l’espoir à l’homme; elle cherche, en plus, ce qui n’est pas un crime, à lui inspirer le courage et la persévérance.