CHAPITRE XVII
Bataille de Preussich-Eylau.
Pages. ire à 14.
Motifs des manœuvres des armées française et russe. — Récapitulation de leurs mouvemens. — But du général Benningsen. — Prévu par Napoléon. — Célérité de la marche des Français. — Les deux armées sont en présence. — Combat du 7 février. — Le grand-duc de Berg et le maréchal Soult , faisant l'avant-garde de l'armée, attaquent la ligne ennemie. — Culbutent l'infanterie du général Marzow. — Enlèvent le plateau en avant d'Ejlau. — La brigade Viviés , détachée pour tourner la gauche de l'arrière-garde russe, se porte sur le cimetière. — Vif combat de nuit. — - Acharnement des troupes. — On se bat corps à corps. — Les Français pénètrent dans la ville. — Le combat recommence avec fureur dans les rues. — Obstination des Russes à conserver cette position. — - Opiniâtreté des Français pour les en chasser. — Engagemens suo
cessifs. — L'église et le cimetière enlevés à la baïonnette. — Retraite de l'ennemi. — Dispositions de Napoléon pour assurer ces premiers avantages. — Il établit son quartier-général à Ejlau. — De la force numérique des deux armées. — Leur position respective dans la nuit du 7 au 8 février.
Pages 14 à 3o.
Bataille du 8. — Formation de l'armée russe en colonnes serrées, à la pointe du jour. — Elle commence une effroyable canonnade sur Eylau. — But de cette attaque. — Prévoyance et ordres de l'empereur Napoléon. — Effets meurtriers de l'artillerie française sur les masses serrées de l'ennemi. — Vaines tentatives des tirailleurs russes pour s'emparer de l'église.
— Causes du changement des manœuvres du général Benningsen. — Son dessein d'enlever la ville par la gauche des Français. — Savantes combinaisons de Napoléon. — Il fait former une ligne oblique du village à la position du maréchal Davout. — Le corps du maréchal Augereau charge les tirailleurs ennemis , et dégage la gauche. — Contrariétés du temps. — Funestes à la tête de colonne du maréchal Augereau. — Napoléon s'aperçoit de la fausse direction de ce corps.
— Ordonne de promptes dispositions. — Le grand-duc de Berg et le maréchal Bessières font une charge générale de cavalerie sur le centre de l'armée russe. — Cul-
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butent son infanterie.— S'emparent de sou artillerie. — Surprennent et sabrent une colonne de quatre mille hommes de cavalerie. — Simultanéité des opérations du corps du maréchal Davout sur la gauche de l'ennemi. — Combat sanglant à Klein- Sansgarten. — Ce village pris , repris , reste au pouvoir des Français.
— Vif engagement à Serpallen. — Les généraux Morand et Saint-Hilaire repoussent avec succès l'attaque de la gauche et de la réserve de l'ennemi. — Se maintiennent dans leur position. — Brillante manœuvre du maréchal Davout. — Il réunit son corps d'armée. — S'empare du plateau qu'occupait l'ennemi. — Le pousse en avant. — Enlève et occupe toutes ses positions. — Se rend maître du champ de bataille. — Force l'ennemi à la retraite.
Pages 3o à 42.
Événement qui retarde la victoire des Français. — Apparition du corps prussien du général Lestocq. — Il se porte au soutien de l'aile gauche russe. — Est renforcé par quelques divisions du général Benningsen.
— Attaque et prend le village de Kuschnilten. — ■ Poursuit ses avantages. — Fait attaquer le bois et le hameau ft Anchlappen. — Plier la division Friant. — Promptes dispositions du maréchal Davout. — Il rétablit le combat. — Arrête les progrès de l'ennemi. —
— Se maintient dans ses positions. — Dernière et vainc
tentative du général Benningsen sur le village de Schmoditten , occupé par l'avant-gardc du maréchal Nej. — Une forte colonne russe , chargée de cette expédition, est reçue à la baïonnette. - — Mise en déroute. — Retraite définitive des alliés. — Supputation des pertes des deux années. — Infidélité de la relation officielle du général russe.