‹ Précis des institutions du droit privé de RomeChapitre 26 sur 86 · LES DROITS DU PATER · texte numérisé non relu

LES DROITS DU PATER

l'exercer, ni on libérer ceux qui doivent la subir. Ainsi, l'enfant do famille y reste soumis, même si lui aussi a des enfants. Un lils impubère, un célibataire peut en être revêtu; il sera initevfamiliaa sans être genitor : sa famille n'est qu'une famille possible. La pat via patentas est donc au sens philosophique du mot une puissance. On ne s'en étonnera pas si l'on remonte au principe : dans l'esprit des Romains primitifs la /w/Wa potestas n'est pas la traduction juridique du respect dû au père par les enfants ou de la protection due aux enfants par le père : elle est liée exclusivement à l'idée d'un patrimoine et exprime la souveraineté de celui qui le gère. En résumé, quiconque étant mâle et sut jiiris est maître d'un patrimoine, si petit qu'il soit, a la palria potestas et le litre de patevfamilias.

Les poètes distinguent soigneusement genitor et pater. Ennius rapproche les deux mots sans les confondre : 0 Romulc , Romute die, 0 pater, o genitor. Enn., Ann , édit. Valilen, p. 11». Virgile observe aussi cette importante nuance. V. particulièrement Mn., VI, du V. 679 au v. 720. Georg., IV, 355 et 382.

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