‹ Précis des leçons d'architecture, 1 données a l'École royale polytechniqueChapitre 12 sur 38 · C.hs où l'on · texte numérisé non relu

C.hs où l'on

ptoi»tfî* toure d'une archivolte ou non, il faut toujours mettre une imposte pour recevoir la retombée de ces arcs. Le profil d'une imposte ou d'une archivolte est le même que celui d'une architrave ; et la largeur de l'une et de l'autre est d'environ le '/, de l'ouverture.

Les portes et les croisées, ou se font en arcades lorsqu'elles sont fort larges, ou se terminent carrément lorsqu'elles n'ont punehe io. qu , une , argeur ordinaire. On leur donne en hauteur, dans ordinaire les principaux étages, le double de leur largeur ainsi qu'aux arcades. Dans les étages accessoires, on leur donne une fois et demie ou une fois leur largeur, ou seulement les deux tiers de cette largeur. Quand ] es trumeaux qui séparent les croisées

FORMES" F. T PROPORTIONS. 67 P ARTlE

III' Sixtiov

sont étroits, celles-ci ne sont autre chose qu'un trou pratiqué

dans le mur. S'ils sont larges, on entoure d'un chambranle les rh^hranit*

croisées, et l'on donne à ce chambranle le sixième de louver- impriMr» cl

turc ; son profil est celui d'une architrave, ainsi que les profils m

des impostes et des archivoltes. Là où deux rangs de croisées «i« e *anh.uâ-

sont séparés par un grand espace, sur le chambranle, on met

une frise et une corniche qui ont chacune une hauteur égale à

la largeur du chambranle.

Sur la corniche des portes, on met quelquefois un fronton cormehe* t > pour rejeter l'eau sur les côtés ; rien n'oblige à en placer sur la porî«?* de * corniche des croisées, et la hauteur du fronton est entre le quart et le cinquième de sa base. Quelquefois, aux chambranles, on substitue des pilastres et un entablement.

Lorsque le dernier rang de croisées se trouve très-près de la corniche qui termine l'édifice, on ne doit point mettre de corniche aux croisées ; on ne doit point en mettre non plus aux portes dans les intérieurs, parce qu'ici comme là, ces corniches sont inutiles.

La seule différence qu'il y ait entre les portes et les croisées, c'est que les portes descendent jusque sur le sol de l'édifice, au lieu que les croisées portent sur un appui cou* ronné par une plinthe. Si l'espace qui sépare deux rangs de croisées est considérable , on peut mettre une seconde plinthe au niveau du plancher; sinon, il faut se borner à la première.

Quand le mur n'a qu une épaisseur ordinaire, on la divise en trois parties, qui servent, l'une pour le tableau, et les deux autres pour l'embrasure.

Que l'on compare les diverses espèces de croisées que nous offrons, où tout est naturel, où tout est simple, avec ces croisées qu'à grands frais on a surchargées de moulures, de modillons, de consoles, de crocetles, d'oreilles, etc. ; croisées dont

m« 8BCTI05. ma y iellreugement l'Italie, si abondante en soperbes modèles dé disposition, ne nous fournit cependant que trop d'exemples ; et l'on verra combien la manie de décorer nuit, même à la décoration.

runche ii. Pour avoir une idée exacte des divers compartiments dè comparu- pavé, il suffit de jeter les yeux sur la planche qui les repré- Dcmun^'ic sente * quant aux compartiments de murs, il ne faut que les voir dans cette même planche, pour se convaincre que la véritable décoration d'un mur réside dans l'apparence de sa construction. Seulement nous ajouterons que si l'on croit devoir élargir les joints pour empêcher que le bord des pierres n'éclate, il faut le faire de manière à n'avoir que des angles obtus, ainsi qu'on le voit dans la figure. Toute autre manière est vicieuse. Les joints montants ne sont pas sujets à éclater comme le» joints horizontaux ; ainsi on peut, si l'on veut, se dispenser doles élargir, uni»». Afin de rendre les appartements plus sains, on les revêt souvent de lambris dans leur pourtour ; quelquefois on le fait dans toute la hauteur, et quelquefois à hauteur d'appui seulement. Les uns et les autres sont composes de pilastres, de bâtis et de panneaux. On assemble les panneaux dans les bâtis, et ceux-ci dans les pilastres, qui sont eux-mêmes composés de bâtis et de panneaux. On met au bas une plinthe, et à hauteur d'appui une cymaise.

L'usage est d'encadrer les panneaux dans des moulures qui ont en largeur 5 cent. (2 '/. pouces), pour les grands panneaux ; 3 cent. (1 '/, pouce), pour ceux des pilastres, et dont le champ qui les sépare a 6 cent. (3 pouces). Au reste, on peut se passer de ces bordures, et nous avons des exemples qui le prouvent.

Les panneaux peuvent être ornés ou de sujets d'histoire, ou de paysages, ou d'arabesques. A l'égard des derniers, on peut.

Page 1