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dans le parallèle, voir ceux des bains de Titus, planche 78, et ceux de Raphaël, planches 85 et 86. On fera bien de voir aussi les intéressantes productions de MM. Percier et Fontaine, ainsi que plusieurs intérieurs décorés par nos meilleurs archit ectes.
Les caissons qui résultent de la construction des voûtes sont naturellement carrés, forme à laquelle on devrait s'en tenir. Cependant les édifices antiques nous offrent un si grand nombre d'exemples de caissons octogones, hexagones et en losange, etc., que nous ne croyons pas devoir les proscrire Dei (Voyez planche 76 du parallèle). Nous nous bornerons donc à * ,<te souhaiter que, lorsque la construction d'une voûte n'engendrera pas naturellement des caissons, on leur substitue, soit de grands sujets d'histoire ou de mythologie, comme dans plusieurs palais, en Italie et en France ; soit des sujets moins graves, tels que les morceaux de peinture que l'on admire à Rome, dans lesbairis de Titus, à Herculanum, etc. (Voyez planche 77 du parallèle). Au surplus, quelle qu'en soit la forme, les caissons peuvent être à un, à deux ou à trois renfoncements , avec ou sans moulures; car il existe des exemples de beaux renfoncements qui n'ont pas de moulures.
Nous terminerons le peu que nous avons dit sur les formes R.inarqu? et sur les proportions, par une remarque : c'est que, quelque "UruônlT 0 ' raisonnables que soient les trois espèces dont il a été question, elles sont peu propres à contribuer au plaisir de la vue, et par ™ui«ir°V n conséquent à la décoration , qui a pour objet ce plaisir. En effet, pour qu'elles fussent capables de plaire à un certain degré, il faudrait que l'œil pût les sabir exactement, qu'elles fussent pour cela dans un même plan, et que celui-ci de plus fût perpendiculaire au rayon visuel ; car, si le plan était horizontal ou oblique, les formes et les proportions qu'il renfermerait changeraient à chaque point de vue différent. Or, il est très-rare
que les formes et les proportions d'un édifice se trouvent dans un plan qui permette à l'œil de les bien saisir et d'en juger sainement.
A ce sujet , nous citerons M. Leroi , et cela avec d'autant plus de satisfaction , que la plupart des élèves en architecture doivent une grande partie de leurs talents, et aux lumières qu'il leur a communiquées , et aux encouragements de toute espèce qu'il leur a prodigués. Dans son excellent discours sur la théorie de l'architecture, après avoir offert le tableau le plus frappant du magnifique effet que font les péristyles dont les colonnes sont éloignées du mur : « La beauté qui résulte » de- ces Péristyles, dit-il, est si générale, qu'elle se ferait » encore sentir, si les piliers qui les forment, au lieu d'offrir au » spectateur de superbes colonnes corinthiennes, ne lui pré- » sentaient que des troncs d'arbres coupés à leurs racines et à » la naissance de leurs branches ; si les colonnes étaient » imitées de celles des Égyptiens ou des Chinois; si cés piliers m ne représentaient même que les amas confus de petites » colonnes gothiques, ou les soutiens massifs et carrés de nos » portiques. »
Par ce qui vient d'être dit, on voit le peu d'influence qu'ont les formes et les proportions sur le plaisir que nous éprouvons à l'aspect d'un édifice ; et s'il reste à cet égard quelque doute, pour le dissiper tout à fait, nous renverrons au parallèle, où I on trouvera des édjfices dont les uns , quoique bizarres dans leurs formes et sans exactitude dans leurs proportions, ne laissent pas de faire le plus grand plaisir, et dont les autres déplaisent souverainement, quoique l'on y retrouve toutes les formes et toutes les proportions des édifices antiques. La raison en est, que les objets revêtus de ces formes sont disposés d'une manière simple, convenable, dans les premiers de ces édifices , et qu'ils sont ou inutiles ou mal disposés dans les derniers.