FORMES ET PROPORTIONS
De cette comparaison nous tirerons les conséquences qui suivent : dans la composition on ne s'occupera plus des formes ni des proportions sous le rapport du plaisir; on s'occupera même peu de celles de la première espèce., sous le rapport de l'utilité, quoiqu'elles soient les plus importantes, vu que naturellement elles naissent et de l'usage des objets, et de la nature des matériaux employés à la construction de ces objets ; les formes et les proportions de la deuxième espèce seront regardées comme choses purement locales, uniquement destinées à ne point choquer nos habitudes ; en sorte que si Ton bâtissait soit en Perse, soit à la Chine ou au Japon, on s'abstiendrait d'en faire usage, parce qu'en agir autrement serait s'opposer aux usages du pays, aux matériaux même que l'on y emploie : on fera servir les formes et les proportions de la troisième espèce, par la raison que, dans une foule de circonstances, elles favorisent l'économie , et que toujours elles facilitent l'étude et l'exercice de l'architecture ; enfin l'on ne s'attachera plus qu'à la disposition, qui, lorsqu'elle est convenable, lorsqu'elle est économique, en atteignant la fin que l'architecture se propose, devient la source de l'agréable sensation que nous font éprouver les édifices.
La disposition sera donc la seule chose qui, dans le reste de cet ouvrage, doive nous occuper, quand même, nous le répétons, l'architecture ferait du soin de plaire son but principal.