‹ Précis des leçons d'architecture, 1 données a l'École royale polytechniqueChapitre 2 sur 38 · EU · texte numérisé non relu

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représente la direction horizontale de l'édifice, le second sa iwht ± disposition verticale ou sa construction ; enfin le troisième, qui n'est et ne peut être que le résultat des deux autres, représente son extérieur.

On pourrait faire tous ces dessins sur des feuilles de papier séparées, mais on économisera beaucoup de temps en les faisant sur une seule, la plupart des lignes des trois dessins devant se correspondre, et pouvant par conséquent être tirées tout à la fois ; l'ordre dans lequel on tirera ces lignes abrégera encore singulièrement ce travail.

Ayant tiré dans le milieu du papier la verticale AA l avant .> Md0,w coupée a angles droits par l'horizontale BB, on mènera pa- J^'"" rallèlement à cette dernière les deux axes CC et DD, et de la même ouverture de compas et parallèlement à l'axe principal AA ayant tracé les deux autres axes EE et FF, on continuera ainsi; s'étant donné l'épaisseur des murs, on en portera la moitié sur chaque coté de l'extrémité des axes secondaires, comme en te, ff, ce, et dd, et l'on tirera les lignes qui indiquent l'épaisseur du mur ; s'étant donné ensuite la largeur des ouvertures qui doivent avoir lieu dans les murs que l'on viendra de tracer, on en portera la moitié sur les axes primitifs BB et AA, vers les points 66 et aa, et l'on tirera les lignes qui fixeront la largeur de ces ouvertures; alors, non-seulement le plan se trouvera tracé, mais même une grande partie de la coupe et de l'élévation. Pour distinguer dans le plan les vides des pleins, on hachera ceux-ci : cela étant fait, on poursuivra de cette manière : parallèlement à l'axe principal BB, on mènera les lignes de terre GG et GG ; d'après ces lignes on établira la hauteur de l'édiflce d'une même ouverture de compas, ainsi que celle des ouvertures et de la corniche; tout ceci étant fait, il ne restera plus qu'à indiquer la hauteur du comble et la I 5

saillie de la corniche, et quand on aura haché les parties pleines de la coupe et du terrain sur lequel repose l'élévation, l'édiûce se trouvera représenté sous toutes ses faces, de la manière la plus rapide , et par cela même la plus correcte et la plus claire.

u* ti Les personnes qui pensent que l'architecture a essentiellement pour but de plaire aux yeux, par une conséquence nécessaire, regardent le lavis des dessins géométraux comme inhérent à l'architecture; mais si l'architecture n'était en effet que l'art de faire des images, au moins faudrait-il que ces images fassent vraies, qu'elles nous présentassent les objets comme nous les voyons dans la nature : or, celle— ci n'offre à nos yeux rien de géométral; par conséquent le lavis des dessins géométraux, loin d'ajouter quoi que ce soit a l'effet ou à l'intelligence de ces dessins, ne peut qu'y jeter du louche, de l'équivoque ; ce qui n'est rien moins que propre à les rendre plus utiles, ou même plus capables de plaire. i*iïu c À n lt ^ ë enre de dessin doit être d'autant plus sévèrement banni cwiecture. d e l'architecture, que non-seulement il est faux, mais encore souverainement dangereux. De quelque manière que l'on considère cet art, les projets les plus propres à produire les plus grands effets dans l'exécution, sont ceux qui sont disposés de la manière la plus simple ; or, de semblables projets ne disent rien à l'œil géométralement ; qu'arrive-t-il ? c'est que celui qui attache une idée d'effet à un dessin géométral, estropie son plan pour que son élévation en produise ; et si par malheur, séduit par le charme étrange d'un pareil dessin, on passe a l'exécution, non-seulement l'esprit d'un spectateur éclairé n'est point satisfait, mais l'œil de l'architecte lui-même cherche en vain les effets auxquels souvent il a sacrifié les convenances. c«gcdiiu*u. D'après toutes ces considérations, nous demeurerons donc

clans la persuasion intime que le lavis, dans les dessins géométraui, doit se borner à distinguer par des teintes plates, dans les plans et dans les coupes, les pleins des vides, les parties coupées par un plan, de celles qui ne sont que projetées sur ce même plan, et que si le lavis peut être employé dans des élévations, ce ne peut être que dans des élévations perspectives qui , représentant les édifices tels que nous les voyons dans l'exécution, ne peuvent, étant lavées, que les représenter avec plus de vérité.

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