PARTIES DES ÉDIFICES. 89 «• PARTIE
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de la vie. Ainsi leur aspect ne peut que contribuer puissamment à la beauté de la décoration.
D'après cela, il semble qu'à chaque pas on devrait en rencontrer ; cependant, rien n'était si rare en France il n'y a pas encore longtemps. Du moins, dans le petit nombre d'édiGces spécialement consacrés à rassembler les eaux et à les distribuer, était-il permis de s'attendre à y voir ce fluide sortir en abondance. Eh bien , c'était tout le contraire ; et dans plusieurs fontaines célèbres, au lieu de ces torrents d'eau qu'elles devaient faire jaillir, on ne voyait que des fleuves figurés par le marbre; mais s'il ne s'échappait de ces édifices que quelques gouttes d'eau par un étroit tuyau, ou même par une borne, en revanche on y trouvait amoncelés des colonnes, des pilastres, accompagnés de tout ce qu'on appelle communément de l'architecture.
Du moins, à cet égard, il n'en est pas de même en Italie. Non-seulement il s'y répand des fleuves entiers dans les places publiques, mais il ne s'y trouve pas une maison, si petite qu'elle soit, qui n'ait une fontaiue au fond de sa cour et en face de son vestibule. Aussi, n'est-ce pas sans une vive satisfaction que l'on parcourt les rues de Rome. L'Italie est vraiment le pays où il faut aller si l'on veut apprendre à faire des fontaines; nous ajoutons, et de l'architecture en général. Malheureusement, dans ce beau pays, ainsi qu'ailleurs, peut-être même plus qu'ailleurs, les édifices présentent une foule de détails non moins insignifiants qu'inutiles. Ce qu'il y a de pis, c'est que parmi ceux qui vont en Italie y étudier l'architecture, il en est qui, justement épris du charme qui résulte uniquement de la manière dont les édifices sont disposés, enveloppent dans le même sentiment d'admiration et la disposition et les détails. Ils vont plus loin, et d'après les préjugés qui existent relativement à cet art, ils finissent par se persuader que c'est à ces détails I. 12