‹ Précis des leçons d'architecture, 1 données a l'École royale polytechniqueChapitre 32 sur 38 · ENSEMBLE DES ÉDIFICES. 95 H* PARTIE · texte numérisé non relu

ENSEMBLE DES ÉDIFICES. 95 H* PARTIE

Skctws

sainement, et passer ensuite à des observations plus détaillées. (Fig. 3).

Le croquis étant parvenu à ce point, l'on examinera d'abord si l'édifice sera couvert par des planchers ou par des voûtes, quelle espèce de voûte on devra préférer. Ici ce sera la voûte d'arête. Ensuite, si l'étendue de ces voûtes n'exige pas que l'on introduise des colonnes dans l'intérieur de plusieurs pièces, pour les diminuer ; cela étant reconnu, on les indiquera dans quelques endroits par des signes, dans d'autres par des espèces de lignes ponctuées, ne pouvant encore en connaître le nombre. (Fig. 4.)

Cela étant fait, il n'y aura plus qu'à déterminer les rapports de grandeur qui doivent exister entre les différentes parties de l'édifice; ce qui se fera en fixant le nombre des entre-axes de chaque partie, et en le chiffrant sur le croquis ; on additionnera ensuite tous les entre-axes, et avec la somme qui résultera de cette addition, on divisera la quantité de toises ou de mètres que contient le terrain, le quotient sera la largeur des entre-axes ; ils seront d'une largeur raisonnable, ou jyen ils seront trop larges ou trop étroits ; il faudra alors augmenter ou diminuer le nombre des entre-axes, tantôt de toutes les parties du plan, quelquefois seulement de quelques-unes. On pourra mettre ce plan au net sans rencontrer aucun obstacle, les dernières convenances de détails venant se placer, comme d'ellesmêmes, dans des plans composés de cette manière, tandis que dans ceux où Ton s'occuperait de convenances minutieuses, ni celles-ci ni les autres ne seraient jamais bien remplies (fig. 5). Ce beau plan, que nous avons pris pour exemple, est de M. Percier.

A l'égard de la coupe, la plus grande partie en est donnée par le plan ; et quant à la composition du reste, on y parviend ra de même par une suite non interrompue d'observations

If PARTIE. % COMPOSITION.

III» Secno*

et de raisonnements. Pour l'élévation, elle se trouve toute composée dès que le plan et la coupe le sont ; on peut passer tout de suite au dessin rendu, les observations auxquelles elle peut donner lieu ne pouvant guère avoir pour objet que quelques ornements de sculpture dont on peut juger à propos de l'enrichir.

cm* Telle est la marche qu'il nous parait le plus naturel de

«TTonT4\ l,e SQ ' vre ^ ans ' a composition d'un projet, quel qu'il puisse être; rtuMcr^it' ' om ^ e P cnser > c °mme le feraient peut-être quelques archid ' l '"£" ttr ~ tectes, qu'elle puisse donner des entraves au génie, nous la croyons au contraire infiniment propre à en faciliter le développement ; mais c'est en supposant que l'on est bien pénétré d'avance du véritable esprit de l'architecture, et qu'avant d'appliquer celte méthode, on s'est bien pénétré en outre de celui dans lequel le projet dont on s'occupe doit être conçu ; autrement, loin d'aider à composer d'une manière satisfaisante, elle produirait un effet tout contraire. On peut raisonner d'après un faux principe, mais dans ce cas, plus les raisonnements sont exacts, plus les conséquences sont absurdes.

^ijOTu'on Dans quels écarts ne donneraient pas ceux qui, loin de pourvu .ion- yo ^ r ( j ang i' arcn i tec t U re un moyen eflicacc de contribuer au bonheur public et particulier, n'y verraient que celui de se faire une réputation, d'acquérir une sorte de gloire, en amusant les yeux par de vaines images! Les uns, tout préoccupés d'ordres et de colonnes, réduisant le domaine immense ae l'architecture aux seuls édiûces susceptibles de ces ornements, négligeraient tous les autres; ou bien daignant s'en occuper, mais d'une manière capable de satisfaire leur amourpropre, ils transformeraient en palais ou en temples tous les édifices, ceux même destinés aux usages les plus vils. D'autres, ne cherchant que le caractère, ne voulant, bon gré

Page 1