‹ Précis des leçons d'architecture, 1 données a l'École royale polytechniqueChapitre 7 sur 38 · III- Sectiok · texte numérisé non relu

III- Sectiok

saillante et haute, selon que les ordres ont plus ou moins d'élévation, elle aura, dans le premier ordre, un module; et dans le cinquième, un module et demi. Les proportions de ces -diverses parties de l'entablement étant ainsi fixées pour les deux ordres extrêmes, il sera facile de trouver celles que doide "rcmïwe- venl av0 ' r 008 m ^ mes Parties dans les ordres moyens. La m dîiï>èi«s U1 somme de toutes ces parties, dans tous les ordres, sera de deux «nu ie» diamètres ou de quatre modules ; proportion exacte, facile à retenir, et cependant relative au plus ou moins de force ou de légèreté des colonnes, puisqu'elle sera du tiers dans le premier ordre, du cinquième dans le dernier, et du quart dans le troisième, etc. Cette proportion, d'ailleurs, se rapproche de la plupart des ordres grecs et romains, du moins de celles du dorique grec et du corinthien.

*l Ua &Mtt. ^* es P>^ estaux peuvent être plus ou moins élevés. Mais dumittTt. <,e " 1 t P° ur ne nous éloigner que le moins que nous pourrons des ordres adoptés par les anciens et les principaux systèmes d'ordre, principalement pour simplifier l'étude de la chose autant qu'il se pourra, nous ferons nos piédestaux plus hauts d'un module que l'entablement, c'est-à-dire, de deux diamètres et demi ou de cinq modules. La base aura un module, et la corniche un demi-module.

Telles sont les formes et les proportions que nous ont indiquées, pour les principales parties des ordres, la nature même des choses, les égards dus à des habitudes que nous avons contractées en voyant ou les ordres des anciens ou ceux qui en ont été imités, et l'attention qu'il faut apporter à ne point fatiguer l'œil par des proportions équivoques.

Si notre système n'est ni aussi complet ni aussi suivi qu'on pourrait le désirer, du moins, sous ce double rapport, est-il préférable à tous les systèmes que l'on a imaginés jusqu'à présent. Il a de plus l'avantage de reposer sur des bases plus solides

FORMES ET PROPORTIONS. 5T) [ u /«£*™

que l imitation de la cabane et do corps humain. Il ne révolte pas le bon sens, et n'offre aucune de ces absurdités qui ne peuvent que dégoûter de l'architecture des esprits accoutumés à raisonner. Simple et naturel, il est aussi facile à retenir qu'à saisir. Mais, fût-il de beaucoup meilleur qu'il n'est, si on l'applique mal, si l'on fait servir ces formes et ces proportions à revêtir des objets inutiles dans un édifice, alors on fera nonseulement de la mauvaise architecture, mais même de la mauvaise décoration ; au lieu que sans ces mêmes proportions, un édifice qui présentera tout ce qu'il faudra, ne présentant que ce qu'il faut, et oû tout sera disposé de la manière la plus convenable et la plus économique, satisfera tout à la fois et l'esprit et les yeux.

Comme en général un ordre comprend trois parties, un piédes ta l, une colonne, un entablement; et qu'ensuite on distingue ninl une base, un dé et une corniche dans le piédestal ; une base, ****** 6. un fût et un chapiteau dans la colonne ; une architrave, une frise et une corniche dans l'entablement; de même chacune de ces parties en renferme à son tour plusieurs autres, qui elles— mêmes se composent de parties encore plus petites.

Les premières corniches vraisemblablement ne furent onginr <w. qu'une pierre carrée; cette pierre en bascule ayant trop de poids, on imagina de la tailler en biseau : mais comme par là elle devenait trop faible, on y ménagea, dans le milieu, une partie saillante ; et la corniche alors eut trois parties, que l'on distingua par les noms de cymaite supérieure, de larmier et de rymaùe inférieure. Depuis, et lorsqu il s'agissait de très-grandes corniches, au lieu d'une pierre, on en a quelquefois employé plusieurs ; ce qui a donné lieu à de nouvelles divisions. De là, les larmiers modilhnnairet, dans la hauteur desquels on place des pierres saillantes destinées à soulager la portée du larmier, et appelées mutulet dans l'ordre dorique , et modiUont dans le

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i ; les larmiers denticulairet, ainfl denU que l'on y taille de fois à autre, et les diaim, etc. Dans les édifices où les ordres n'entraient point, on a fait, dans les corniches, porter la grande saillie du larmier sur d'autres pierres saillantes plus considérables que les mod illons, et ces pierres ont pris le nom de cotwAet. Moulure» Chacune de ces parties s'est encore subdivisée en plusieurs autres, auxquelles on a donné différentes formes géométriques, que l'on appelle moulures; on en distingue deux sortes, les Simplet rt simples et les composées : les premières, telles que le congé , ZLI ,a k^ 061 * 6 » I e torc > ' e quart-de-rond , le cavet, soit que ces de ici «««r. deux derniers soient droits ou renversés, se tracent d'un seul

coup de compas ; les secondes, telles que le talon et la doucine, quelle que soit leur situation , sont formées de deux arcs de cercle dont l'un présente sa convexité, et l'autre sa concavité. En généra], les moulures ne doivent pas avoir, en y comprenant la saillie du iilet qui les couronne, et leur propre saillie sur les nus, plus de saillie que de hauteur; quelquefois même on leur en donne moins. On les a employées, non-seulement dans les différents membres* des corniches, mais encore dans les cymaises des architraves, et dans les divers membres des chapiteaux et des bases, etc. Comme elles ne ressemblent pas à grand' chose, et qu'elles ne laissent pas d'entraîner dans la dépense, chaque moulure couronnée d'un filet se comptant pour 32 centimètres (1 pied) de mur, n'en eût-elle que 5 (2 pouces) de haut , nous inviterons à n'en faire qu'un usage très-sobre, et à réserver les fonds dont on pourrait disposer, pour de la peinture et de la sculpture, objets bien plus propres a plaire que des moulures , parce qu'ils représentent toujours quelque chose.

Art^ On nomme profil un assemblage quelconque de moulures; et profiler est un art auquel les partisans de la décoration

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