‹ Précis des leçons d'architecture données à l'École royale polytechnique (volume 2)Chapitre 20 sur 65 · DES TRÉSORS PUBLICS · texte numérisé non relu

DES TRÉSORS PUBLICS

Les édifices de ce genre, destimés d’une part à renfermer une grande partie des richesses d’une nation, et de l’autre à les distribuer, à les répindre par divers canaux , doivent être disposés tout à-la-fois de la manière la plus sûre et la plus propre à rendre les différentes parties du service faciles et distinctes. Le projet que nous offrons, planche 5, nous à paru remplir parfaitement ces deux objets. Relativement

SECTION

T° Srcriow. 3 ]a sûreté, le trésor proprement dit, placé au centre de tout l'édifice, est déja défendu par les doubles murs des différentes pièces qui l'environnent. Il l’est de plus par ceux de l'enceinte, murs qui d’ailleurs ne sont percés d’aucunes croisées, et ne le sont même que par un petit nombre de portes que l'on peut rendre encore aussi fortes qu'on le veut. Nous ne parlerons pas des corps-de-garde tant intérieurs qu'extérieurs placés aux différentes entrées. Quant à la facilité du service et à la distinction de ses différentes parties, rien n’est encore plus favorable que cette disposition. Du trésor on peut aisément transporter dans les caisses placées à ses angles les sommes nécessaires pour les paiements journaliers; des deux vestibules qui le précèdent, on entre facilement dans les quatre caisses ; des salles destinées à l'administration, placées aux deux côtés du trésor et entre les diverses caisses, on est à portée d'exercer la surveillance la plus exacte sur le tout; enfin, les bureaux où l’on doit se munir des pièces nécessaires pour être payé, étant relégués dans l’enceinte, étant séparés du principal corps de bâtiment où sont placés le trésor et les caisses, il ne pourrait y avoir dans le service aucun embarras, aucune confusion.

La seule inspection du projet suffit pour donner une idée de l’effet que produirait cet édifice.

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