‹ Précis des leçons d'architecture données à l'École royale polytechnique (volume 2)Chapitre 52 sur 65 · ITI · texte numérisé non relu

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SerION: Jes pièces doivent être couvertes par un plancher ou par

une voûte; quelle espèce de voüte on doit preferer ; si la portée de ces planchers ou l'étendue de ces voütes exige ou n'exige pas des colonnes pour les diminuer, etc.

Toutes ces observations faites, et le croquis tracé en conséquence, il faut déterminer le nombre des entre-axes de chaque pièce, et le chiffrer sur ce croquis, additionner ensuite tous les entre-axes, afin de voir en combien de parties on doit diviser le terrain. Le nombre total une fois reconnu, examiner si chacun des entre-axes n’est pas trop large ou trop étroit, relativement à l'échelle; et si cela arrive, diminuer ou augmenter le nombre des entre-axes, soit dans toutes les parties, soit seulement dans quelques-unes.

D’après le nombre d’entre-axes plus ou moins considérable des pièces, il faut déterminer l’ordre que l’on doit employer; voir si le centre des voûtes doit être au niveau du dessus de l'architrave, ou s’il doit être placé plus haut, etc.

Un croquis ou une esquisse étant arrêtée de cette manière, on n’a plus à s'occuper dans le dessin rendu que des différents profils et des ornements de peinture ou de sculpture que lon juge à propos d'émployer.

Il est aisé de voir avec quelle facilité et quel succès on parviendrait à composer tel édifice que ce puisse être, si, étant bien pénétré des principes que la nature suggère, l'architecte suivait la marche que la raison indique, tant dans l'étude de l’art, que dans la composition des édifices, qui ne sont, l’une et l’autre, qu’une suite non interrompue d’observations et de raisonnements.

Fin du second et dernier Volume.

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RecuEeiz et Parallèle des Édifices de tout genre, anciens et modernes, remarquables par leur beauté, par leur

grandeur ou par leur singularité, et dessinés sur une méme echelle.

Par J. N. L. DURAND, Architecte et Professeur d'Architecture à l'École Polytechnique.

Ur chose qui importe extrèmement aux Architectes, aux Ingénieurs civils et militaires, aux Élèves de l'Ecole Polytechnique, destinés à le devenir, aux Peintres d'histoire et de paysage, aux Sculpteurs, aux Dessinateurs, aux Décorateurs de théâtre; en un mot, à tous ceux qui doivent construire ou représenter des édifices et des monuments, c'est d'étudier et de connaître tout ce qu’on a fait de plus intéressant en architecture, dans tous les pays et dans tous les siècles.

Mais les édifices qui méritent quelque considération se trouvent confondus avec une foule d’autres qui ne sont remarquables en rien : outre cela, ils sont dispersés dans près de trois cents volumes, la plupart in-folio, dont la collection monterait à un prix énorme; de sorte qu’il serait impossible aux Artistes de s'en procurer la connaissance entière par une autre voix qué celle des bibliothèques.

Ce moyen-là même exige un temps infini, et n’est d’ailleurs praticable que pour les Artistes qui habitent les

grandes villes. De plus, quand ils seraient tous à portée d'en faire usage, peut-être que les avantages qu'il leur procurerait ne les dédommageraient que faiblement de leurs peines. En voici la raison : souvent un volume n’est composé que d'objets de différents genres, tandis que ceux qui sont du même genre se trouvent disséminés dans un grand nombre de volumes. Or on sent combien, dans ce cas-là, les comparaisons, qui seules peuvent amener à juger et à raisonner, doivent être longues, pénibles, imparfaites et peu fructueuses : la différence des échelles ajoute encore à ces inconvénients.

Dans cet état de choses, nous avons pensé que si, détachant des trois cents volumes dont nous venons de parler les seuls objets qui sont essentiels à connaître, nous les rassemblions dans un seul volume d'un prix tout au plus égal à celui d’un ouvrage ordinaire d'Architecture, ce serait offrir aux Artistes en général, et aux Élèves de l'École Polytechnique en particulier, un tableau complet et peu coûteux de l'Architecture, un tableau qu'ils pourraient parcourir en peu de temps, examiner sans peine, étudier avec fruit, surtout si l'on classaït les édifices et les monuments par genres, si on les rapprochait selon leur degré d’analogie , si on les assujétissait de plus à une même échelle; et c'est ce que nous avons entrepris de faire. Pour arriver plus sûrement à ce but, nous avons rejeté de ce recueil, non séulement tous les objets qui n'offraient aucun intérêt en eux-mêmes, mais encore ceux qui, ressemblant plus ou moins à d’autres morceaux d'un intérêt majeur, n'auraient fait que grossir le volume, sans augmenter la masse des idées.

Peut-être trouvera-t-on dans ce recueil quelques édifices qui paraîtront peu intéressants; mais, comme cesont presque les seulside ce genre qui existent, nous avons cru devoir les

NOTICE. 101 y placer, afin d'appeler Fattention sur ce genre d'Architecture.

On y trouvera aussi des restaurations peu authentiques, telles que celles des thermes par Palladio, et de plusieurs édifices de l’ancienne Rome, par Piranesi, Pirro-Ligorio, etc. Nous n'avons pas voulu priver les Élèves ni les Architectes des beaux partis que ces restaurations présentent , et dont ils peuvent faire de fréquentes et d’heureuses applications.

Mais nous nous sommes permis de les simplifier, nous y en avons même: ajouté qui sont presque entièrement de nous ; et pour peu que l’on fasse attention que, loin d’avoir voulu corriger ces grands maîtres, nous ne nous sommes attachés qu'à manifester d’une manière plus évidente l'esprit qui règne dans ces magnifiques productions, on nous pardonnera sans peine d’avoir osé nous ranger à côté d'eux.

Cet ouvrage est. composé de quinze cahiers; chacun l’est de six planches,

Le premier contient les temples égyptiens, grecs, romains, et les temples de Salomon, de Balbek , et de Palmyre ;

Le deuxième, les mosquées, les pagodes, les églises gothiques , et. les dômes les plus célèbres ;

Le troisième, les places publiques ; les forum, les marchés, les halles, les bazars. les maisons de ville, les basiliques, les palestres, les écoles, les portiques. et les bourses ;

Le quatrième, les tombeaux égyptiens, grecs, indiens, turcs, persans; et romains; les arcs de triomphe, les ponts, les aquéducs ; etc. ;

Le cinquième, les ports, les phares, les tours, les citernes, les puits, les chäteaux-d'eau, les casernes, les arsenaux, les prisons, les hôpitaux, les lazarets, les caravanserais, et les cimetières ;

Le sixième, les thermes, les nymphées, et les bains;

Le septieme, les théâtres antiques et modernes, les amphithéâtres, les naumachies et les cirques ;

Les huitième, neuvième et dixième, les maisons, les châteaux et les palais, tant anciens que modernes.

Enfin les onzième, douzième, treizième, quatorzième et quinzième cahiers offrent, développés en grand, et sur une même échelle de module, tous les détails qui concernent les édifices, et qui méritent d'être connus.

Le prix de chaque cahier est de douze francs; celui de l'ouvrage entier est de cent quatre-vingts francs.

Choix des projets d’édifices publics et particuliers, composés par des élèves de l'École Royale Polytechnique, dans les concours qui ont lieu chaque année.

Non-seulement ce recueil, auquel nous renvoyons souvent

dans le cours de ce volume, peut être très-utile aux personnes qui se livrent à l'étude de l'Architecture, mais il peut être encore d'un grand secours dans tous les départements, et

dans tous les pays où l'Agriculture est peu cultivée; tous les projets qu'il renferme étant d’une exécution on ne peut pas plus facile, et on ne peut pas moins dispendieuse.

Ce recueil se compose pour le moment de cinq cahiers: prix de chacun, 6 francs.

Ilse trouve, ainsi que le Précis des Lecons et le Parallèle, à l'École Royale Polytechnique; chez Rey et Gravier, libraires, quai des Augustins, n° 55, et chez Treuttel et Vürtz, rue de Bourbon, n° 17.

Partie graphique des Cours d'Architecture, faits à l'École Royale Polytechnique depuis sa réorganisation.

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