PARTIES DES ÉDIFICES. 85 I1° PARTIE
nière la plupart des autres pièces ; cependant pour celles-ci 1° Srerxox. il serait bon de préférer les jours verticaux. Lorsque les dernières sont plafonnées, on les éclaire par des fenêtres ordinaires pratiquées dans les murs ; quand elles sont voü-
tées, on peut les éclairer par de grandes ouvertures demicirculaires, et placées à la partie supérieure de leurs extré-
mités, ou seulement à l’une de ces extrémités ; si ces ouver-
tures ne suffisent pas, ou qu'on en puisse pratiquer dans
cet endroit , on les pratiquera latéralement, après avoir trans-
formé en voûte d'arête la voûte en berceau.
Indépendamment de cette raison, on ne doit jamais man- Er g quer d'opérer cette transformation dans les voûtes des salles, préférer “les des vestibules , etc., quand rien ne s’y oppose, vu la grande gt se économie qui résulterait de la diminution du nombre des ceaux. colonnes : diminution considérable , quand mème , au lieu d'une seule colonne , on en emploierait deux pour recevoir la retombée de la voûte d’arête, dans le cas où la salle aurait cinq entre-axes , et où ceux-ci seraient très-larges. ( PI. 13, fe! +, Poe.)
D'après l'examen et la comparaison des divers édifices Rapport antiques, tels que le temple de la Paix, celui du-Soleil et de 4 agé cha la Lune , les Thermes de Dioclétien, la Rotonde à Rome , etc., avec leur larnous avons fixé la hauteur des salles voûtées , dont le plan Riu est parallélogrammique , à une fois et demie leur largeur entre les colonnes ; à une fois pour les salles carrées et rondes ; à une fois pour les salles plafonnées, si elles sont plus longues que larges, et à moins d'une fois si elles sont carrées ou rondes. Généralement parlant, les pièces dont Îles dimensions sont inégales étant presque toujours des pièces centrales, par conséquent plus vastes que les autres, elles n'ont DEN ATEN
être d'autant
pas besoin d'avoir autant de hauteur, par rapport à leur be Nr k . qu'elles sont largeur, pour que le volume d'air qu'elles renferment soit hjus vastes.
COMPOSITION
II° PARTIF.
I Sreniox. relatif à leur étendue. Quant à l'exactitude de tous ces Tapports, on doit les observer exactement pour la facilité de l'étude; mais on ne doit point d’ailleurs en être esclaves ; il ne faut les considérer que comme des points dont on peut s'éloigner ou se rapprocher, un peu plus ou un peu moins, dans la composition, selon que les convenances particulières ou que l’ensemble de l'édifice pourront l’exiger.
Onne doit Ce ne sera que dans quelques cas particuliers que l’on ci ut pourra employer des colonnes courtes dans les intérieurs. sat Lorsque les salles ont cinq entre-axes entre les colonnes, les lesintérieurs. colonnes du cinquième ordre avec leur architrave ne peu-
vent atteindre au centre de la voûte ; elles n’y parviennent qu'au moyen du stylobate placé, dans ce cas, au-dessus des architraves , pour les renforcer et les rendre plus capables de soutenir le poids de cette voûte. Dans les salles de trois entre-axes , ou les vestibules , où ce stylobate est inutile , et dans lesquels la voûte repose immédiatement sur l'architrave, lorsqu'on n'emploie pas le cinquième ordre, on ne
peut faire usage que du quatrième ; ou bien les. entre-colonnes deviendraient trop étroits.
On ne doit [1 est des personnes qui ne manquent jamais de placer des UE ur entablements complets sur les colonnes des intérieurs, et no EE A qui croiraient blesser les règles Les plus inviolables de ce sous les pla- qu'ils appellent l'architecture, s'ils en. agissaient autrement. ni La vérité est que rien ne choque plus le bon sens dans un intérieur, qu'une corniche dont la saillie ne sert qu’à dérober à l’œil une partie de la voûte. Il y a cependant un cas où on peut l'employer, c’est lorsqu'un ordre soutient un plafond, parce qu’alors la corniche, par sa saillie , contribue à diminuer la portée de ce plafond.
Décoration La décoration architectonique des salles, ainsi que celle
des salles. ; ae sue des parties extérieures des édifices, naît naturellement de