PARTIES DES ÉDIFICES
o) 7 yi PARTIE.
leur disposition et de leur construction. Si lon veut y H° Srerrox.
ajouter quelque chose, ce ne peut être que de la peinture , de la sculpture, ou des inscriptions, et c'est ce que la convenance exige fréquemment. Tout ce qui est inutile, tout ce qui est insignifiant, loin d'ajouter à leur beauté , ne pourrait que la détruire.
Les cours peuvent, ainsi que les salles, être carrées ou circulaires , oblongues ou barlongues; elles peuvent être formées par de simples murs ou par des portiques, souvent par les deux ensemble. Quelquefois les portiques les environnent entièrement (fig. 4 ) ; ailleurs ils n’en occupent qu'un côté ( fig. 1 ), que deux outrois (fig. 2 et 3); tantôt ils ne règnent qu’au rez-de-chaussée, soutenant les pièces de l'étage supérieur ou une terrasse placée au-devant de ces pièces, et tantôtails supportent un second rang de portiques. Ces portiques peuvent être formés, ou par des colonnes, ou par différentes espèces d’arcades.
D'après ce qui vient d’être dit, il est clair que cette partie des édifices , lorsqu’en composant on ne s'occupe que de la disposition, peut, ainsi que toutes les parties dont nous avons précédemment parlé, présenter des tableaux infiniment variés.
Outre les parties des édifices que l’on peut appeler parties principales, 11 en est d’autres que l’on pourrait nommer parties accessoires, telles que les escaliers extérieurs, les grottes, les fontaines , les berceaux et les treilles.
Les escaliers extérieurs ont pour fin de raccorder des sols différents. Comme on est rarement gèné par l’espace, on les fait d'ordinaire en droite ligne ( fig. 1 ), soit qu'ils se présentent de face, soit qu’ils rampent le long d’un mur de terrasse. Quand on n’a pas la faculté de les disposer de cette maniere, on peut les replier sur eux-mêmes (fig. 2), ou les
Cours.
Avec ou sans portiques.
Planche 15.
Parties accessoires.
Escaliers extérieurs.
Planches
16 et 17.
H° SEcrion.
Grottes.
Planches 16 et 17.
Fontaines.
Planche 13.
COMPOSITION
disposer sur un plan circulaire ( fig. 3 ). Dans ce dernier cas, ils prennent le nom de fer à cheval. .
Assez souvent on profite de la partie inférieure des escaliers dont nous venons de parler, pour y pratiquer des grottes, afin d'y respirer le frais, Dans la plupart des parties des édifices dont il a été question, on remarque peu : de formes circulaires; dans les grottes, au contraire, on en rencontre souvent, et cela doit être ainsi. Les grottes sont ordinairement adossées contre les terres, qui pèsent sur la plus grande partie de leurs murs ; et ceux-ci, bâtis sur un plan circulaire , résistent beaucoup mieux à l'effort des terres que lorsqu'ils sont disposés en ligne droite.
Dans ces murs, et par la même raison, on pratique aussi des niches plus ou moins grandes, dont les pierres s’opposent encore plus efficacement à la poussée des terres, vu qu'elles tendent vers un centre plus rapproché que celles qui composent le mur principal de la grotte.
Les grottes ne sont pas toujours placées sous'les escaliers; mais comme elles sont ordinairement adossées contre un terrain élevé, il est rare qu'elles ne soient pas accompagnées d’escaliers. Les exemples ( fig. 4 et 5 ) sont de M. Percier.
La situation des grottes leur procure naturellement des eaux plus ou moins abondantes, dont on fait des nappes, des cascades, des jets d’eau, des fontaines, qui rendent ces lieux et plus frais et plus agréables.
Ce n’est pas dans les grottes seules que l’on rencontre des fontaines ; on en met au milieu et dans le fond des cours, dansles places publiques etc. Elles rafraîchissent l'air qu'elles purifient, et sont par conséquent tres-utiles ; elles sont même des objets de première nécessité pour un grand nombre des usages de la vie. Ainsi leur aspect ne peut que contribuer puissamment à la beauté de la décoration.