II.Ji rentes de tissu conjonctif, qui
s’unissent pour former des fais- §1111 J ceaux aplatis égaux entre eux, m l i à peu près parallèles, qui échan-
|| Il I gent à angle aigu des fibres
|| J|| unissantes, lesquelles intercep- I I 1 tent ainsi des sortes de fentes
j! | I ou espaces interfasciculaires, à
|j j j travers lesquels la lumière régi || fléchie brille vivement dans les
lit Entre les faisceaux se trou-
y|y*' vent des noyaux et des cellules dont le nombre est plus grand Fig 36. - Membrane propre d, ,,attecie au cadre.
du tympan, couche des fibres 5
radiées, formée de fibres pla- Les flbres radiees s inserent tes transparentes, brillantes, d’un côté au cadre dans la jaillisses, parallèles, séparées nure ( sulcus tympanicus) qu il par des espaces triangulaires présente, de l’autre au manche allongés ; chacune dissociée du marteau, montre qu’elle est formée par Dans le sillon osseux se des fibres fines rectilignes trouve reçu le bord épaissi du accolées de tissu conjonctif; tymparij ou anneau tendineux, dans les vides, des cellules formé k bifurcation des plasmatiques. . . r , ,
faisceaux de fibres, qui s arrondissent un peu et forment, en s’entre-croisant avec les fibres circulaires très serrées, une trame solide qui adhère au
cadre. Entre ces entre-croisements si nombreux en ce point, on voit des cellules abondantes, des noyaux et des cellules de cartilage.
Les fibres circulaires ne forment pas une couche homogène comme les radiées ; ellesnesont pointnonplus parallèles entre elles; tassées et en couche épaisse au niveau de l’anneau
ANATOMIE
tendineux, elles s’écartent à mesure qu’on s’approche de l’umbo et se raréfient ; on les voit très nettement, sur la face interne du tympan.
L’insertion au manche du marteau se fait aux bords de la spatule très solidement, surtout en bas ; les fibres radiées du diamètre horizontal passent au devant du manche et s’entrecroisent avec celles du côté opposé ; plus haut, elles s’insèrent aux bords latéraux du manche, et se fusionnent avec son périoste.
Si l’on arrache vivement le marteau d’un tympan durci, on produit le plus souvent deux trous : un au niveau de l’umbo par l’arrachement de la spatule, et l’autre plus haut et plus allongé au niveau de l’apophyse externe et du haut du manche.
Les fibres du tympan sont absolument analogues à celles d’un tendon quelconque, celui du tenseur par exemple.
Je n’ai pu voir la bourse séreuse de Gruber, ni le cartilage de Prussak.
Partie flaccide ou de Schrapnell. — La structure de cette partie molle diffère totalement de celle de la portion vibrante, il n’y a plus là ni sulcus tympanicus ni manche. Le bord supérieur du cadre et le col du marteau sont réunis par une expansion de la peau du conduit auditif à laquelle s’ajoutent une couche émanant du périoste et un repli muqueux interne (bourse supérieure ou de la logette des osselets). Ce prolongement dermoïde descend du cadre au pôle supérieur, sur le col du marteau (fig. H, 29 et 30), et forme, par sa rencontre avec les deux extrémités du paquet de fibres circulaires de l’anneau tendineux qui vont s’unir au-dessus de l’apophyse externe, les deux brides ou ailerons qui limitent de chaque côté la portion molle ou flaccide. Les deux parties du tympan, la partie tendue et la partie molle, sont donc aussi différentes de structure qu’elles le sont par leur direction et leur fonction (fig. 31, 32, 33).
Nous verrons à la séméiotique combien la maladie accentue ces disparates, et le parti qu’on en peut tirer pour le diagnostic.
La couche cutanée ou externe est formée par la peau du con-
136 MEMBRANE DU TYMPAN
duit, mais très modifiée et amincie. Elle n’offre plus ni poils follets, ni glandes ni papilles, son chorion est extrêmement aminci; la couche épidermique, assez forte au pourtour, va diminuant d’épaisseur au centre ; aux bords du manche, elle en garde un peu plus. Chez l’enfant cette couche est bien plus épaisse.
De Trœltsch a bien indiqué la disposition partî''”1îA— Àn 1~
couche cutanée au niveau du pôle supérieur et de la portion molle ou flaccide. En ce point et exclusivement en ce point on trouve une languette de peau avec un chorion épais, des glandes et des papilles, laquelle descend sur l’apophyse et vient en s’amincissant se terminer sur le manche du marteau.
(*) 1, manche du marteau entouré des vaisseaux centraux du tympan (8,8') t 2, cadre tympanal, limite de la peau du conduit et de la cloison ; 3, apophyse externe du marteau et portion flaccide du tympan. A ce niveau confluent des rameaux vasculaires du voisinage ; ils viennent des artères cutanées de la paroi supérieure du conduit auditif (4, S); de la stylo-mastoïdienne, rameau (6) qui accompagne la corde du tympan dans la bourse postérieure; enfin par la scissure de Glaser (7), 9, rameaux péritympaniques cutanés.
Fig. 37. — Vaisseaux du tympan droit ; hile (3) ; sources de l’irrigation sanguine de la cloison (schéma) (*).
ANATOMIE
Cette petite languette supérieure contient de plus un nerf et des vaisseaux abondants qui s’anastomosent au niveau du pôle vasculaire avec les vaisseaux tympaniques, et de la stylomastoïdienne (branche accolée à la corde du tympan). C’est là le confluent des vaisseaux sanguins du tympan et d’une partie de la caisse. J’appelle ce point le hile ou pôle vasculaire du tympan (fig. 37) (Voy. Myringite dermique, otite, etc.).
La couche muqueuse est une. dépendance de la muqueuse de la caisse. Une couche simple d’épithélium pavimenteux et un chorion fin et délié la constituent. La muqueuse est unie d’une façon peu serrée à la membrane propre. On conteste l’existence des replis vasculaires (houppes de Gerlach). Il est d’habitude de donner ici la description de la bourse muqueuse postérieure de de Trœltsch, quoique absolument proche et accolée à peu près exactement à la face interne de la cloison ; la membrane qui la forme étant un repli muqueux, son étude sera mieux placée à la description de la caisse du tympan (Voy. fig. 34).
Vaisseaux et nerfs (fig. 37). — La membrane du tympan reçoit : 1° du réseau vasculaire du conduit, des rameaux radiés (9,9; qui convergent vers le centre et s’anastomosent avec les rameaux du manche du marteau; 2° deux artérioles cutanées se rendant avec la languette de peau déjà décrite sur la portion flaccide et vers l’apophyse externe (5,5) ; 3° une artériole accompagne la corde du tympan dans son trajet (6) jusqu’à l’apophyse externe (hile) ; 4° là, ces divers ordres de vaisseaux s’anastomosent avec les artérioles tympaniques, venues parla scissure de Glaser (7), en avant de l’apophyse externe, comme le vaisseau cutané est venu en arrière ; de ces anastomoses naissent des anses plexiformes qui descendent le long du manche, en avant et en arrière, forment des mailles allongées dont les ramuscules rayonnants vont finalement rejoindre les rameaux cutanés.
L’irrigation sanguine du tympan est donc très active, et son centre est au niveau du pôle supérieur, au-dessus de l’apophyse externe, au niveau de la membrane flaccide.
Cela explique la fréquence des injections vasculaires, des épaississements en ce point, et cette vitalité remarquable de
138 • MEMBUANE DU TYMPAN.
cette mince membrane qui peut se régénérer en grande partie après sa destruction, ou après les perforations chirurgicales ou pathologiques. La plupart de ces vaisseaux sont fournis par l’auriculaire profonde, c’est donc en avant du conduit qu’il faut appliquer les sangsues dans ses inflammations.
Les nerfs sont : un rameau cutané accolé à l’artériole dans la languette cutanée deTrœltsch, et des rameaux périphériques. Le rameau se distribue le long du manche, du centre à la périphérie, les autrës vont de la périphérie au centre, ainsi se trouve formé un plexus dont les rameaux d’origine viennent de l’auriculo-temporal (de la 5e paire) et du pneumo-gastrique (rameau d’Arnold). La terminaison de ces rameaux nerveux dans les divers éléments de la cloison n’est pas encore nettement connue.
Les lymphatiques sont très abondants et se confondent avec le plexus serré du conduit auditif. Les origines nerveuses rendent compte des sympathies morbides du tympan qui peut subir par action réflexe des troubles soit sensitifs, soit trophiques, soit spasmodiques, ou bien en devenir le point do départ. Aussi les névralgies, les odontalgies, les caries dentaires agissent sur la cloison en provoquant l’otalgie, soit l’inflammation , soit l’hypersécrétion (bouchon de cire, l'otorrhée), soit des bourdonnements spasmodiques , etc. (trijumeau); d’autres fois des vomissements, des accès de toux quinteuse (pneumo-gastrique), et souvent du vertige (action réflexe). Au contact, le tympan s’injecte à son pôle supérieur avec grande facilité, surtout s’il a été déjà atteint d’inflammation. On sait que dans l’audition des sons aigus, le gros vaisseau qui court le long du manche s’injecte aussi (Bonnafont, Prat). La sensibilité de la membrane est exquise, mais surtout sous l’influence de pressions ou de tensions, témoin la douleur vive qu’on éprouve dans les appareils à air comprimé si l’on n’exécute vite quelques mouvements de déglutition qui rétablissent l’équilibre des pressions en dedans et en dehors du tympan.
PHYSIOLOGIE DU TYMPAN