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MALADIES DU CŒUR

n'existe donc pas. Ce que Ton observe, c'est soit une dilatation réelle du cœur, due à un état dyspeptique ou à une tuberculose pulmonaire débutante, soit une apparence d'hypertrophie due à l'étroitesse du thorax aux approches de la puberté (Voy. p. 57).

Le cœur a une forme de pyramide triangulaire plus nettement marquée chez l'enfant que chez l'adulte; le cœur du nouveau-né est dépourvu de graisse sous-péricardique ; elle ne commence à apparaître que vers le deuxième mois et leste peu abondante pendant toute la durée de l'enfance.

Les dimensions du anir aux différentes époques sont les suivantes (Bizot):

Longueur. Largeur. Epaisseur.

1 à 4 ans 5,12 5,95 2,;^G

5 à 9 ans (5. 50 7,00 2,70

10 à 15 ans 7.00 7,75 3,00

Les orifices artériels mesurent (Bencke) :

Aorte. Arlère pulmo-

naire.

Premiers jours de la vie 2,00 2,3

Après 1 an 3,2 3,6

Après 7 ans 4,3 4,6

De 13 à 14 ans 5,00 5,2

Développement complet 0,15 6,1

Age mûr 6,80 6,5

Particularités physiologiques. — Le pouls est d'autant plus fréquent que l'enfant est plus jeune. On compte en moyenne par minute :

Dans les premières semaines 130 à 140 pulsations.

à 1 an 120 —

à 2 ans 110 —

à 4 ans 108 —

à 6 ans 98 —

à 8 ans 94 —

à 10 ans 92 —

à 12 ans 90 —

à 14 ans 80 —

Le pouls est très instable chez l'enfant; les inégalités et les irrégularités apparaissent facilement sous de légères influences; elles sont de règle dans les premiers jours qui suivent la défervescence des maladies fébriles, et, loin d'être d'un mauvais pronostic, elles indiquent une défervescence franche et définitive.

D'après Potain, ](i pression artérielle mesurée au sphygmomano-

PARTICULARITÉS SÉMIOLOGIQUES. 271

mètre varie de 8 à cinq ans, à 22 à quatre-vingts ans ; elle croît avec l'âge, la moyenne étant de 17 chez ladulte.

Particularités sémiologiques. — La simple inspection de la région cardiaque est plus fructueuse chez l'enfant que chez l'adulte, tout au moins en ce qui concerne la seconde enfance. A cet âge, le cœur n'est séparé de la peau que par une paroi mince, peu musclée, peu chargée de graisse, et dont les éléments cartilagino-osseux sont encore très souples ; la languette pulmonaire n'amortit pas, comme chez l'adulte, une honne part du choc cardiaque. Aussi voit-on fréquemment, môme en dehors de toute altération morbide, des ondulations de la paroi traduisant les excursions cardiaques. Ces ondulations deviennent de véritables soulèvements dans lesatTeclions acquises du cœur, qui, chez l'enfant, entraînent rapidement l'hypertrophie cardiaque et la voussure de la paroi.

Situation de la pointe du cœur. — Chez le nouveau-né, la pointe du cœur, peu facile à sentir, répond au quatrième espace intercostal à 1 centimètre en dehors du mamelon, position qu'elle conserve jusque vers Fàge de cinq ans; avec les progrès de l'âge, la pointe du cœur baisse un peu, en même temps qu'elle se rapproche de la ligne mamelonnaire; à dix ans, elle atteint le bord supérieur de la cinquième côte et la ligne mamelonnaire ; à quatorze ans, on la voit battre dans le cinquième espace en dedans de cette ligne.

Cette position est celle qu'on observe dans le décubitus dorsal. Dans le décubitus latéral droit, la pointe se déplace en bas et en dedans; le déplacement est de 15 millimètres environ. Dans le décubitus latéral gauche, la pointe se dévie fortement à gauche et en bas; d'après E. Terrien, à cinq ans, la déviation transversale est de 18 à 20 millimètres, l'abaissement de 5 millimètres ; vers sept ans, la déviation transversale atteint 22 millimètres, l'abaissement 14 millimètres; de douze à quinze ans, la déviation horizontale est de 30 millimètres, le déplacement vertical de 20 à 25 millimèties.

Aire de mutité cardiaque. — Potain et Vaquez donnent les chiffres suivants : cinq ans, 28 centimètres carrés; six ans, 38; sept ans, 43 ; huit ans, 41 ; neuf ans, 43; dix ans, 45 ; onze ans, 47 ; douze ans, 50 ; treize ans, 55; quatorze ans, 65; quinze ans, 73; seize ans, 78; dix-sept ans, 77; dix-huit ans, 76; dix-neuf ans, 91.

Cette aire est à peu près proportionnelle à la section thoracique.

Souffles inorganiques. — On ne les observe pas avant l'âge de trois ans; après cet âge, ils restent rares et siègent presque toujours à la base, en sorte qu'un souffle bien caractérisé de la pointe permet de conclure avec une certitude presque absolue à une lésion orificielle. Cette rareté des souffles inorganiques tient à ce que le cœur

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