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CHLOROSE DES NOURRISSONS

ou d'apport du fer alimentaire ; il se présente avec tous les caractères de la chlorose des jeunes filles et se difîérencie des anémies symptomatiques de la même façon que cette dernière.

C'est surtout entre un à deux ans que l'on rencontre cet état, chez des enfants en général encore soumis au régime lacté exclusif ou presque exclusif.

La face est d'une pâleur de cire, marquée surtout au frunt, au pourtour des yeux, du nez et de la bouche ; elle a des reflets jaune verdàtre ; les oreilles sont translucides et à peine rosées ; les lèvres sont décolorées, ainsi que la muqueuse buccale et la muqueuse conjonctivale. Vembonpoint subsiste, la croissance n'est pas retardée ; mais les chairs sont molles, flasques; l'enfant n'a pas la vivacité, la gaîté de son âge; V appétit est capricieux ; Xd, constipation est la règle.

L'auscultation ne révèle rien de particulier, ni du coté des poumons, ni du côté du cœur, sinon une grande instabilité du rythme cardiaque, qui s'accélère à la moindre émotion. Les souffles extracardiaques, qui sont la règle chez les adolescents chlorotiques, ne s'observent pas dans le jeune âge. Le foie et la rate ne sont pas augmentés de volume.

L'examen du sang montre que le nombre des globules rouges est diminué, mais moins que ne le ferait supposer la pâleur de l'enfant ; on trouve des chiffres de 2,5 à 3 millions de globules, peudiflëi'ents de la normale à cet âge. En revanche, l'hémoglobine est très diminuée, la valeur globulaire est par suite très basse ; cela ne tient pas à une diminution de volume des hématies ; elles sont de dimensions normales, et parfois même exagérées ; mais elles ne sont pas riches en hémoglobine,

Diagaostic. — Les caractères du sang différencient suffisamment la chlorose des anémies symptomatiques, ainsi que de l'anémie splénique,de l'anémie pernicieuse et de la leucémie. Mais déjà, avant l'examen du sang, le diagnostic peut être posé avec une grande chance de certitude.

L'absence de tuméfaction de la raie, du foie, des glandes lymphatiques permet d'écarter la leucémie et Vanémie splénique, maladies dans lesquelles l'état général est du reste fort altéré.

Les anémies symptomatiques des dyspepsies chroniques de la première enfance, du j-achitisme, des convalescences de maladies aiguës, de la tuberculose disséminée chronique, de la syphilis héréditaire, s'accompagnent de maigreur, et on a les signes ou les commémoratifs de l'afTection causale. Enfin la teinte pâle des téguments n'est pas la même ; elle est générale, sans les tons rosés ni les reflets ver-

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