‹ Précis des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 149 sur 263 · GASTRO-ENTEHITE INFECTIEUSE SURAIGUË · texte numérisé non relu

GASTRO-ENTEHITE INFECTIEUSE SURAIGUË

h y pot fier iniques el des formes à oscillations irréijulières ; ces dernières sont les plus fréquentes. L'abdomen se rétracte, des convulsions surviennent pai'tbis ; souvent rauscultation dénote de fins foyers de râles ou du souffle plaintif dans les poumons. L'afTaiblissement autiinente i'ai)idemenl, et l'enfant succombe, en général, sans que les évacuations diarrliéiques aient cessé. Parfois cependant les phénomènes généraux persistent seuls, alors que la diarrhée est légère ou nulle (choléra secj ; mais c'est exceptionnel.

La durée de la maladie est parfois très brève, trente-six à quarante-huit heures; dans des cas moins foudroyants, elle se prolonge davantage, et on peut alors ari'iver à sauver le malade; les selles deviennent moins abondantes et moins fréquentes, la température se i'ap[)roche de la normale; il est fréquent d'observei' des rechutes, mais elles deviennent moins longues, moins intenses au fur et à mesure que le temps s'écoule ; enfin la diarrhée cesse, la température levient à la normale, l'enfant reprend du poids et une meilleure mine. Laguérison est définitive s'il s'agit d'enfants de plus de huit à dix mois; mais, chez les nouveau-nés, le pronostic reste grave, même (|uand l'orage est terminé ; l'enfant n'a plus de fièvre, plus de diairhée; il a repris en se réhydratant un poids peu éloigné de son poids antérieur; mais, à paitir de ce moment, il cesse d'assimiler; il semble que les parenchymes intestinaux et hépatiques ne puissent plus remplir leurs fonctions; c'est alors qu'il sera nécessaire de surveiller avec le plus grand soin l'alimentation, de la varier, de tâtonner jusqu'à ce qu'on ait trouvé la méthode qui conviendra au cas pai'ticulier, difficile à indiquer d'emblée. C'est afTaire de doigté et d'observation attentive aidée par l'examen des selles et la balance {Vov. DvsPEPsrEs).

Étiologie et prophylaxie. — Les nourrissons au sein ne sont pas absolument à l'abri du choléra infantile; toutefois ce sont surtout les enfants au biberon et les enfants récemment sevrés qui foinnissent la très grande majorité des cas de cette terrible maladie.

L'influence de la température esl prépondéi-ante; c'est ajuste titre qu<' les Anglais l'appellent la maladie d'été [summer's diseasi^]. La couibe de la mortalité par gastro-entérite présente des acmés qui ré|)ètent, huit ou quinze jours après, les acmés de la couibe d(^ la températui'e extérieure chaque fois que celle-ci dépasse 25 à 30°.

Ces températures élevées semblent prédisposer les enfants à l'infection intestinale, en altérant les sécrétions du tube digestif par dérivation vers les sécrétions cutanées; mais par elles-mêmes, elles le rendent simplement réceptif; la cause efficiente est l'altération des aliments; alors que les enfants au sein ne présentent, en général, au

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