DYSENTERIE ET COLITE DYSENTERIFORME
nuMiie elles confluent pour former des ulcérations peu étendues ; mais on n'observe pas dans la dysenterie nostras les vastes délabrements de la muqueuse intestinale, qui sont la règle dans la dysenterie des pays chauds.
Dîajçiiostîc. — Les caractères ])articuliers des selles permettent de distinguer la dysenterie des (jafitro-cntcriles glaireuses et des entfro-colites muco-membraneuses . L'absence de bile dans les selles, leur' répétition, la présence du sang sont propres à la dysenterie. Toutefois il existe des colites dysentéri formes qui sont à la dysenterie vraie ce que les lièvres paratyphoides sont à Finfeclion à bacilles d.Eberlh ; ces colites dysentériformes ressemblent à la dysenterie par Taspect des selles; mais celles-ci sont moins fréquentes, Tétat général est moins atteint, la lièvre est moins marquée, la chronicilé est plus fréquente. Il est impossible, de parla clinique, de distinguer de façon ferme les colites dysentériformes des dysenteries vraies atténuées. La notion épidémique elle-même n'est pas suffisante, puisqu'on a observé des épidémies de colite dysentériforme. Le seul moyen de diagnostic est la séro-réaction, pratiquée avec une cultuic de bacille de Chantemesse-Widal (appelé aussi bacille de Sbiga) ; la technique est la même (lue pour la séro-réaction typhique.
Certaines colites dysentériformes donnent une séro-réaction positive avec un bacille paradysentérique isolé ])ar Flexner, et qui ne dilïère du bacille dysentérique vrai que par l'impossibilité d'agglutiner l'un avec le sérum des animaux infectés ])ar l'autre. Il est probable que la plupait des colites dysentériformes ou estivales épidémiqu<'s sont dues à des variétés diverses de bacilles paradysenlériques.
Traitement. — Les cholagogues sont très indiqués dans la dysenterie et dans les colites dysentériformes; la réapparition de la bile dans l'intestin est du meilleur augure. Dans les formes légères, ladministration d'une dose de 0-'',10 àOe',;30 de calomel selon l'âge suftit parfois à obtenir une selle jaune, bientôt suivie de selles moulées. Si l'on n'arrive pas à ce résultat, on altei-nera les petites (los»>s de sulfate de soude et de salicylate de soude. On peut encore employer l'/péca à la brésilienne, c'est-à-dire soumis à une décoction ))rolongée, ce qui lui tait perdre ses propriétés émétiques :
Ipéca concassé. . 4 grainino.s.
Eau 2o0 —
I-'airo bouillir à petit feu pour réduire à 125 grammes. En donner une cuillerée à café toutes les deux ou trois heures. Cesser quelque temps si des nausées surviennent.
H faut combiner le tiaitement par voie buccale avec le traitement local par lavements. On donnera des lavements amidonnés qu'on
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pourra addilionner dune goutte de laudanum chez les enfants audessus d'un an. ou les lavements avec la solution de bleu de métliylène à O''",.") p. 1 000, ou, dans les formes rebelles, des lavements de solution dt; nilrati' d'ai'gent à 0^'",0:) à Os'',:iO [). 1000.
\S alimenlati'in sera tr>!S l'estreinte dans la période aiguë ; on donnera seulement de la décoction de riz, que Ton épaissira ensuite peu à peu avec de la farine de riz; on y adjoindra ultérieurement les j)urées et les crèmes, et à la guérison on ne reprendi'a que très progressivement ralimentalion habituelle.
Ace traitement, il est bon de joindre la scrotMrapir. Ldnslitut Pasteur' prépare, en partant du bacille de Chantemesse-Shiga, un sérum anlid\ sentériciue ([ui s'emploie iiuv mêmes doses et de mèm«' façon que le sérum antidiphtérique.
La dysenterie est contagieuse, surtout par les selle -5, Il faudi-a |)iendre vis-à-vis d'un enfant atteint de dysenterie les mômes précautions que vis-à-vis d'un typhi(|ue.