II. — Ascaris lumbricoides
Nombreux sont les cas où un enfant rejette des ascaris dont la présence ne s'était manifestée par aucun trouble, soit que l'enfant les rejette en pleine santé, soit, comme cela arrive souvent, que l'évacuation des ascaris coïncide avec les premiers symptômes d'une maladie à son début, fièvre éruptive, lièvre typhoïde, grippe, etc. Il semble alors que Fascaris soit gêné par la modification du terrain et se laisse expulser.
Dans des cas plus rares, la présence des ascaris provoque des réactions plus ou moins intenses de la part de l'organisme ; ces réactions sont souvent banales, et on hésiterait à les rapporter à leur cause, si leur disparition aussitôt après l'expulsion provoquée par un vei'mifuge n'apportait la preuve de cette relation. On a vu ainsi la lombricose causer des troubles nerveux divers, convulsions, tics, mouvements choréiformes, troubles de la vue, et parfois même un ensemble de symptômes pouvant à première vue faire songer à une méningite (vomissements, convulsions, contractures, fièvre légère), ou à une fièore typhoïde (abattement, céphalée, sécheresse de la langue et des lèvres, fièvre continue variant entre 38 et 39°). Enfin, dans des cas rares, un lombric peut causer des accidents du fait de migration normale : obstruction appendiculaire, obslruction du cholédoque,, sufTocation par pénétration dans le larynx, etc.
Quand, en présence de phénomènes inexpliqués, on soupçonne les ascaris d'être en cause, on peut assurer le diagnostic par la recherche des œufs dans les selles; ils sont toujours nombreux, faciles à voir et ont un aspect mûriforme caractéristique. Ou encore on administre un vermifuge.
Le meilleur procédé d'administration est l'association du calomeî et de la santonine dans la formule suivante :
Santonine 0&i",01 par année d'âge.
Calomel Os^.OS à Og^^20 selon l'âge.
Lactose Q. S. pour 0&r,30.
A donner dans un peu de lait.
On trouve dans les pharmacies des pastilles de santonine dosées à C6'',01 et des biscuits à la santonine dosés à Og^'jOS.
INVAGINATION INTESTINALE. 357