I. — Occlusion appendiculaire
Préparée ou non par des altérations chioniques de l'appendice, l'occlusion appendiculaire éclate brusquement.
Symptomatologie. — Les premiers symptômes, chez l'enfant comme chez l'adulte, sont la douleur intense au point de Mac Burney,
OCCLUSION APPENDIGULÂIRK. 361
les vomissements, la. contracture localisée de la paroi, Vhyperesthésie localisée, la comtipation (ou plus rarement la diarrhée). Ultérieurement, la douleur abdominale se généralise en s'atténuant, ainsi que la contracture et l'hyperesthésie, les vomissements cessent {accalmie traîtresse), la rétraction abdominale diminue faisant place au ballonnement; la phase péritonitique a succédé dès lors à la phase appendiculaire.
La température s'est élevée dès le début ; elle monte à 38, 39° et ■se maintient dans ces limites plusieurs jours ; la généralisation péritonéale est souvent marquée par un abaissement de la température (accalmie traîtresse), mais le pouls se maintient élevé, 150, 160, l'état général s'altère rapidement, le faciès se grippe, la mort survient de quatre à six jours après le début, par les progrès de la péritonite septique diffuse.
Variétés. — Forme gangreneuse. — Dans cette forme, l'appendice, gorgé de liquide ^anio-sanguinolent, tendu à l'extrême, se nécrose en masse, sans doute sous l'influence des anaérobies que ce liquide contient; l'intoxication et l'infection péritonéale sont brutales; l'état général est profondément atteint dès le début, et la mort survient très rapidement, en trente-six, quarante-huit heures ; elle -est fatale si l'intervention n'a pas été très hâtive.
Forme abcédée. — Dans cette forme, les phénomènes péritonéaux se limitent à la fosse iliaque droite, et la péritonite se localise sous forme d'abcès bien limité; c'est l'ancien phlegmon de la fosse iliaque. Parfois des abcès se font à distance (abcès soushépatiques, abcès sous-phréniques, abcès du cul-de-sac de Douglas, abcès de la fosse iliaque gauche, etc.).
Forme abortive. — Le début ne diffère pas de celui des crises, qui aboutissent à la péritonite diffuse mortelle. JMais, au bout d'un temps variable, la douleur s'atténue, la température tombe, sans que l'état général s'altère, le malade revient rapidement à la santé. On doit penser que, dans ces cas, la tuméfaction inflammatoire des parois de l'appendice, cause de l'occlusion appendiculaire, s'est atténuée et que, par suite, l'occlusion a disparu. Toutefois une première crise abortive est souvent suivie, à intervalles plus ou moins éloignés, quelques mois à quelques années, d'une ou plusieurs crises nouvelles. Les crises d'appendicite à répétition sont rarement suraiguës gangreneuses; néanmoins on ne peut jamais assurer, après une première crise d'appendicite abortive, si bénigne qu'elle ait été, qu'il ne surviendra pas à Timproviste, on ne sait combien de temps après, une crise mortelle.
Diagnostic. — D'après le court exposé ci-dessus, on voit que