I. — Ictère du nouveau-né
Chez le nouveau-né, outre Yictère physiologique des premiers jours (Voy. p. 26), plus prononcé et plus persistant chez les enfants petits, faibles, prématurés, on peut observer l'ictère dans plusieurs circonstances différentes : l*' chez les hérédo-syphilitiques, on observe fréquemment une teinte jaune ictérique de la peau, témoignant d'altérations syphilitiques du foie; la rate est toujours volumineuse dans ces cas; 2'' dans les infeclions d'oriijine ombilicale, Fictère est fréquent, et tient de même à des désordres hépatiques. Dans la maladie bronzée des nouveau-nés (Voy. p. 169), l'ictère est à son maximum ; 3'^ enfin on observe parfois, chez le nouveau-né, un ictère intense, permanent; on doit soupçonner alors une oblitération, ou, pour mieux dire, une interruption congénitale des voies biliaires. Le pronostic est grave. La mort est la règle souvent dès les premières semaines, plus rarement après une survie de quelques mois. Le seul traitement possible serait une intervention chirurgicale ; mais l'opération est très délicate sur des organes aussi petits que ceux du nouveau-né ; elle est très aléatoire ; susceptible de réussite si l'intei'ruption porte au-dessous du confluent biliaire (auquel cas une cholécystentérostomie rétablirait le cours de la bile) ; elle est impuissante quand des solutions de continuité parfois multiples siègent sur le canal hépatique et jusque sur les canaux intrahépatiques, comme on en a vu plusieurs cas.